Asie: Le monde condamne l'essai nucléaire
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AsieLe monde condamne l'essai nucléaire

Moscou et Washington ont saisi l'ONU à propos du test de la Corée du Nord. Pour le DFAE, Cet essai «représente un danger pour la paix et la sécurité de la région».

L'essai nucléaire nord-coréen a été détecté en raison des secousses sismiques qu'il a provoqué.

L'essai nucléaire nord-coréen a été détecté en raison des secousses sismiques qu'il a provoqué.

Keystone

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son homologue russe Sergueï Lavrov ont exprimé vendredi de leur préoccupation après l'essai nucléaire nord-coréen. Ils ont annoncé qu'ils allaient saisir les Nations Unies.

S'adressant aux journalistes juste avant le début de négociations sur la Syrie à Genève, John Kerry a affirmé avoir également parlé avec le Japon et la Corée du Sud et avoir eu une «conversation sérieuse» sur cet essai.

«Très préoccupant»

Le nouvel essai nucléaire mené par la Corée du Nord, s'il est confirmé, est «très préoccupant et regrettable», a déclaré pour sa part l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA).

«Il s'agit d'une violation flagrante de nombreuses résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU et d'un mépris total des demandes répétées de la communauté internationale. C'est un acte très préoccupant et regrettable», a déclaré Yukiya Amano, directeur de cette agence onusienne dans un communiqué.

Condamnation suisse

La Suisse a également condamné cet essai nucléaire, annonce le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE). Cet essai viole en effet les résolutions du Conseil de Sécurité des Nations Unies.

«Cet essai représente un danger pour la paix et la sécurité de la région. Il va aussi à l'encontre des efforts de la communauté internationale en matière de non-prolifération des armes nucléaires, notamment ceux entrepris dans le cadre de la mise en œuvre du Traité d'interdiction complète des essais nucléaires», précise le DFAE.

La Suisse est convaincue qu'une issue à la problématique nucléaire et sécuritaire en péninsule coréenne ne peut être trouvée que dans le cadre d'un processus négocié et diplomatique.

Elle réitère par conséquent son soutien au processus des Pourparlers à Six et demeure prête à répondre à toute sollicitation pouvant contribuer aux efforts de promotion de la stabilité et de la paix dans la péninsule.

«Conséquences graves»

Le président américain Barack Obama a prévenu qu'il y aurait des «conséquences graves» et a appelé les dirigeants sud-Coréens et japonais, a annoncé la Maison Blanche.

«Le président a indiqué qu'il poursuivrait les consultations avec nos alliés et partenaires dans les jours à venir pour s'assurer que les actions provocatrices de la Corée du Nord se heurteraient à des conséquences graves», a déclaré le porte-parole de la présidence américaine Josh Earnest.

La Chine «opposée»

La Chine a fait part vendredi de sa «ferme» opposition à l'essai nucléaire déclenché en début de journée par son allié nord-coréen, le cinquième et plus puissant mené à ce jour selon la Corée du Sud.

«Aujourd'hui, la RPDC (nom officiel de la Corée du Nord, NDLR) a de nouveau procédé à un essai nucléaire en dépit de l'opposition générale de la communauté internationale, essai auquel le gouvernement chinois s'oppose fermement», a déclaré le ministère chinois des Affaires étrangères dans un communiqué.

«Le plus puissant à ce jour»

François Hollande «dénonce avec force» le cinquième essai nucléaire effectué vendredi par le régime nord-coréen et «appelle le Conseil de sécurité des Nations Unies à se saisir de cette violation de ses résolutions», selon l'Elysée.

«La communauté internationale doit s'unir face à cette nouvelle provocation qui intervient après une condamnation unanime par le Conseil de sécurité des essais balistiques effectués par la Corée du Nord lundi», ajoute la présidence dans un communiqué diffusé peu après la confirmation par Pyongyang de ce nouvel essai, «le plus puissant à ce jour» selon Séoul.

(AFP)

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