Nouvel-An: Le monde fête 2017 sous très haute sécurité
Publié

Nouvel-AnLe monde fête 2017 sous très haute sécurité

Les foules ont répondu présent pour basculer dans une année pleine d'incertitudes politiques et géopolitiques.

1 / 23
Les feux au-dessus de San Francisco. (1er janvier 2017)

Les feux au-dessus de San Francisco. (1er janvier 2017)

AFP
Les festivités à Bruxelles. (1er janvier 2017)

Les festivités à Bruxelles. (1er janvier 2017)

AFP
Les feux d'artifice à Vienne en Autriche. (1er janvier 2017)

Les feux d'artifice à Vienne en Autriche. (1er janvier 2017)

AFP

Les célébrations du Nouvel an, lancées par un feu d'artifice géant à Sydney, se tenaient sous haute sécurité dans de nombreux pays du monde à l'issue d'une année ensanglantée par une série d'attentats.

Mais les foules entendaient bien être au rendez-vous samedi soir dans les rues d'Asie, du Proche-Orient, d'Afrique, d'Europe puis d'Amérique pour basculer dans une année pleine d'incertitudes politiques et géopolitiques.

«Nous n'en avons pas terminé avec le fléau du terrorisme», a déclaré le président français François Hollande dans ses voeux télévisés. «Mais soyez certains d'une chose, que de cette lutte contre la barbarie la démocratie sortira victorieuse», a-t-il ajouté.

A Nice (86 morts) et Berlin (12 morts), des rassemblements avaient été pris pour cible par des camions béliers, dans un scénario particulièrement redouté pour cette Saint-Sylvestre.

Bagdad, Ouagadougou, Istanbul, Orlando, Bruxelles... La liste est longue des villes frappées par les attaques aveugles en 2016.

Manifestations à Séoul

En raison du décalage horaire, Sydney a été la première métropole à lancer le compte à rebours dans une douceur estivale: à minuit (13H00 GMT), plus de 1,5 million de spectateurs ont découvert une féérie pyrotechnique au-dessus de l'emblématique baie et de son opéra.

A Tokyo, des ballons ont été lâchés par milliers alors qu'à Séoul, un demi-million de Coréens ont choisi de manifester, bougies à la main, pour réclamer le départ immédiat de la présidente destituée Park Geun-Hye.

Le nouveau roi de Thaïlande Maha Vajiralongkorn, dans des voeux télévisés, a appelé ses sujets à l'unité.

Et le pape François a plaidé, lors des Vêpres, en faveur des jeunes: «Si nous voulons viser un avenir qui soit digne d'eux, nous ne pourrons l'atteindre qu'en pariant sur une vraie inclusion», notamment par le «travail».

La sécurité sur la brêche

Sur tous les continents, la sécurité est au coeur des préoccupations.

Jakarta a dit avoir déjoué un projet d'attentat djihadiste, à Noël. Et Israël a diffusé vendredi une mise en garde contre des risques «immédiats» d'attentats susceptibles de viser des touristes notamment israéliens en Inde.

En Turquie, après de multiples attentats et un coup d'Etat manqué l'été dernier, les contrôles ont été musclés et des policiers seront déguisés en père Noël pour détecter la moindre anomalie au sein des foules.

A New York, des véhicules «bloquants» - dont des camions de nettoyage - devaient être placés à «des endroits stratégiques», notamment autour de Times Square, où sont attendues plus d'un million de personnes.

A Berlin, blocs de béton et véhicules blindés étaient placés aux abords de la Porte de Brandebourg. Le public, qui commençait à affluer, était fouillé.

Angela Merkel a appelé les Allemands à la «compassion» et la «cohésion» face aux «assassins remplis de haine».

A Paris, après un Nouvel An 2016 endeuillé par les attentats du 13 novembre 2015, un demi-million de personnes étaient attendues.

La sécurité se veut maximale: près de 100.000 policiers et militaires sont mobilisés en France et de nouveaux dispositifs de protection sont installés, comme, là aussi, des blocs de béton.

Accès restreint et feux écourtés

A Moscou, la Place Rouge était fermée au grand public, son accès limité à 6000 invités. Les «difficultés» de 2016 «nous ont permis de nous rassembler», a estimé le président Vladimir Poutine dans ses voeux.

A Nicosie, capitale de l'île méditerranéenne de Chypre divisée depuis 1974, plusieurs dizaines de personnes devaient profiter du décalage horaire entre les parties nord et sud pour célébrer deux fois le passage à 2017. «Une sorte de protestation pacifique», avait expliqué dans un clin d'oeil Michalis Tsiknakis, l'un des organisateurs de l'évènement.

En Tunisie, unique pays rescapé du Printemps arabe d'il y a six ans, le président Béji Caïd Essebsi s'est efforcé de délivrer des voeux «optimistes». «2017 sera l'année du décollage», a-t-il assuré, alors que la Tunisie reste engluée dans la morosité économique.

A Rio, plus de deux millions de personnes sont attendues sur la plage de Copacabana. Mais, crise oblige, le feu d'artifice sera légèrement écourté.

Une seconde de plus

L'Amérique est le dernier continent à basculer dans une nouvelle année qui s'annonce pleine d'inconnues, à commencer par l'arrivée à la Maison Blanche du populiste Donald Trump, qui a souhaité sur Twitter une bonne annnée «à tous, même à (ses) nombreux ennemis».

Incertitude aussi sur l'issue d'un conflit en Syrie dont l'onde de choc se propage depuis près de six ans au-delà du Proche-Orient et où un cessez-le-feu partiel vient d'entrer en vigueur.

Bagdad a été frappé par un double attentat suicide, qui ont fait près de 30 morts.

Les fêtards de la planète entière bénéficieront d'une seconde supplémentaire pour profiter de cette nuit unique.

Ainsi, la minute entre 23H59 et 00H00 GMT durera une seconde de plus, une «seconde intercalaire» qui permet de raccorder le temps +astronomique+ irrégulier lié à la rotation de la Terre, avec l'échelle de temps légal.

(AFP)

Votre opinion