19.10.2014 à 07:40

BaromètreLe monde virtuel doit être plus protégé

Pour une jeunesse toujours plus connectée, la protection de la vie privée sur Internet est considérée comme très importante. Plus de 90% des jeunes réclament plus d'action de la part des politiciens en faveur d'un Internet sûr.

Le monde digital est devenu partie intégrante de la réalité des jeunes. (Photo d'illustration)

Le monde digital est devenu partie intégrante de la réalité des jeunes. (Photo d'illustration)

Keystone

Selon le baromètre 2014 sur la jeunesse, publié ce dimanche 19 octobre par Credit Suisse et réalisé entre avril et juin aux Etats-Unis, Brésil, Singapour et en Suisse, chaque fois auprès 1000 jeunes âgés de 16 à 25 ans, la plupart d'entre eux s'estiment responsables de la protection de leurs informations publiées en ligne.

Ils souhaitent cependant que les fournisseurs d'accès au web contrôlent mieux les photos et images publiées, et que les politiciens renforcent la protection des données digitales personnelles contre la cybercriminalité.

Réalité digitale

Car le monde digital est devenu partie intégrante de leur réalité. Pour une large majorité d'entre eux, Internet joue un rôle extrêmement important. Dans les quatre pays sondés, entre 28 et 39% des jeunes ne peuvent s'imaginer renoncer à Internet.

Les communautés virtuelles ont plus d'importance aux yeux de la moitié des jeunes Américains et Brésiliens que le couple, la religion ou les associations. En Suisse, ce sentiment d'appartenance au monde digital est moins extrême: 21% des jeunes sont membres d'une communauté en ligne et pour 88% d'entre eux, la vie de famille et le couple ne sont pas des valeurs désuètes.

D'après le baromètre 2014, une formation est considérée comme importante pour atteindre de futurs objectifs professionnels. La jeunesse américaine et suisse tient cependant à garder un équilibre entre travail et temps libre. De plus, le jeune Suisse veut un métier passionnant qui lui permette de continuer à se développer.

Ambiguïté face aux bilatérales

Dans un registre plus politique, l'initiative de l'UDC «contre l'immigration de masse» a laissé des traces. Un peu plus du quart des jeunes Suisses qualifie les relations bilatérales avec l'Union européenne de «problème pressant», soit 16% de plus qu'en 2013.

Toutefois, ils restent un peu plus de la moitié à approuver la voie bilatérale. Parallèlement, le baromètre montre que le sentiment de fierté nationale n'est nulle part ailleurs aussi élevé qu'en Suisse.

(ats)

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