Actualisé 14.07.2012 à 17:12

BilanLe Montreux Jazz Festival se termine dans la convivialité

A la veille de la fin du festival, son patron Claude Nobs tire un premier bilan: cette 46e édition a été «l’une des plus sympathiques». Seule ombre au tableau: les accusations à cause du sponsor Socar.

L'ambiance du Montreux Jazz Festival a été paisible, autant avec les musiciens qu'avec le public.

L'ambiance du Montreux Jazz Festival a été paisible, autant avec les musiciens qu'avec le public.

Keystone

La 46e édition du Festival de jazz de Montreux a été «l’une des plus régulières, l’une des plus sympathiques», a jugé son patron Claude Nobs en tirant un premier bilan. Les comptes seront équilibrés malgré la pluie. Seule colère: les accusations à cause du sponsor Socar, «c’est inacceptable».

A la veille de la fin du festival, Claude Nobs s’est félicité vendredi «de la convivialité» qui a baigné cette édition. «L’ambiance était paisible», autant avec les musiciens qu’avec public, a-t-il déclaré en conférence de presse.

Les grands moments de musique n’ont pas manqué durant cette 46e édition. Le festival a salué en particulier les performances des «anciens», à l’instar de Bob Dylan qui a fait salle vraiment comble ou de la légende du blues Buddy Guy. Des artistes comme Gilberto Gil, Van Morrison ou Trombone Shorty ont aussi enthousiasmé le public, sans parler des découvertes.

Des soirées uniques

Montreux réussit à monter des soirées «compliquées», a relevé Claude Nobs, en se réjouissant de la folle nuit de vendredi «Freak Out» où l’on retrouvera notamment Grace Jones et Patrick Juvet, jusqu’à 04h00 du matin. Des musiciens ont promis de revenir comme Jessie J, qui a été sensible aux charmes de Montreux.

De son côté, le secrétaire général Mathieu Jaton a assuré que l’objectif budgétaire était «en phase d’être atteint», qu’il s’agisse des billets ou de la nourriture et des boissons. Un résultat d’autant plus satisfaisant que «la météo n’a pas été facile» durant ces deux semaines. Les ventes se font désormais de plus en plus «au dernier moment», a-t-il précisé.

Colère de Claude Nobs

Interrogé sur la présence du sponsor Socar (la société des pétroles d’Azerbaïdjan) critiqué par Amnesty International, Claude Nobs a répondu avec virulence à l’article paru dans «Le Matin Dimanche». «On (Claude Nobs et l’avocat Xavier Oberson) ne va pas se laisser faire. Il y aura une suite», a-t-il affirmé.

«Il n’y a aucune honte à travailler avec Socar. Nous continuons», a ajouté Claude Nobs, rappelant que la société vient de conclure aussi un accord avec la Migros. «Les dirigeants de Socar sont conscients qu’il y a eu des excès», a-t-il précisé en disant attendre les réponses aux questions posées par le festival sur les accusations de violations des droits de l’Homme.

Collaboration culturelle

«Partout, il y a des excès. On arrête tout? C’est complètement ridicule», a encore lancé Claude Nobs. Il a tenu à louer l’apport de Socar et «la collaboration culturelle très forte» qui s’est nouée.

Questionné sur la décision de l’UNESCO et l’accueil prévu des archives de Montreux à l’enseigne de «La mémoire du monde», Claude Nobs a souligné le processus était long et prendrait encore du temps. L’annonce est désormais attendue l’année prochaine, lors de la 47e édition qui se déroulera du 5 au 20 juillet.

Voleurs à l’oeuvre

Concernant les questions de sécurité, la police vaudoise livre habituellement son bilan quelques jours après la fin de la manifestation. Fait rare, elle a lancé déjà le 10 juillet une mise en garde après avoir enregistré quelque 70 plaintes pour vol à la tire. Elle avait donné de sévères conseils de prudence aux festivaliers victimes des voleurs.

(ats)

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