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SuisseLe moral de l’hôtellerie se dégrade à l’approche de l’hiver

Plus de trois exploitants sur quatre prévoient d’avoir recours au chômage partiel sur les six prochains mois, contre deux sur trois en septembre.

Les perspectives de licenciements demeurent trois fois plus élevées dans les hôtels urbains qu’à la montagne

Les perspectives de licenciements demeurent trois fois plus élevées dans les hôtels urbains qu’à la montagne

KEYSTONE

Le moral des hôteliers helvétiques a encore sombré en novembre selon le dernier sondage réalisé par la faîtière hôtellerie suisse, diffusé mardi. Les exploitants urbains demeurent les plus pessimistes pour la marche de leurs affaires, 95% d’entre eux anticipant désormais une performance 2020 inférieure à celle de 2019, contre encore 90% en septembre.

L’accès de méfiance ne se limite toutefois pas aux établissements citadins. Trois quarts des hôtels alpins optent désormais pour le pessimisme, contre un peu plus de la moitié deux mois plus tôt, tout comme près de 90% (57%) des structures d’accueil en campagne.

Les perspectives de licenciements demeurent trois fois plus élevées dans les villes (53%) qu’à la montagne. La proportion de structures jugeant probable un dépôt de bilan à plus de 61% a grimpé de deux points de pourcentage pour atteindre 8%. Ces craintes se sont toutefois atténuées dans les centres urbains, reculant de 11 à 9%.

Plus de trois exploitants sur quatre prévoient d’avoir recours au chômage partiel sur les six prochains mois, contre deux sur trois en septembre. Les deux tiers des sondés indiquent toujours vouloir décaler les investissements prévus.

La faîtière profite de l’occasion pour réclamer au gouvernement plus de clarté pour la saison hivernale, alors que se multiplient à l’étranger les interdictions d’exploitation pour les remontées mécaniques en raison de la pandémie.

(ATS/NXP)

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