29.10.2020 à 14:55

SuisseLe nombre de maturités professionnelles stagne

Le taux d’apprentis qui choississent la maturité professionnelle pour accéder aux hautes écoles ne grimpe pas. La matu n’a plus la cote après un aprentissage, selon un rapport publié jeudi.

Seulement 12% des apprentis effectuent une maturité professionnelle après avoir terminé leur apprentissage. 

Seulement 12% des apprentis effectuent une maturité professionnelle après avoir terminé leur apprentissage.

Keystone

La maturité professionnelle permet un passage direct aux formations professionnelles des hautes écoles. Cependant, le taux d’apprentis qui suivent cette voie stagne autour d’un quart depuis quelques années. En outre, la maturité professionnelle après un apprentissage n’a plus la cote.

Treize pourcents des apprentis, hommes et femmes, effectuent une maturité professionnelle en même temps que leur apprentissage de trois ou quatre ans, selon un rapport publié jeudi par l’Institut fédéral des hautes études en formation professionnelle (IFFP) à Zollikofen (BE). Douze pourcents commencent une maturité professionnelle après avoir terminé leur apprentissage.

Deux tiers des personnes qui se présentent aux examens de maturité professionnelle réussissent quand celle-ci est effectuée pendant l’apprentissage. Ce taux s’élève à 80% quand la maturité professionnelle intervient après l’apprentissage.

Selon l’IFFP, les deux tiers des diplômés poursuivent leurs études au niveau universitaire, la plupart dans une haute école spécialisée. Un tiers bifurque par la même occasion vers un autre domaine professionnel.

Peu de professions

Ceux qui réussissent une maturité professionnelle proviennent pour la plupart de quelques professions seulement. Huit métiers sur 230 sont concernés par les trois quarts des maturités professionnelles réalisées en cours d’apprentissage. Quant aux maturités professionnelles effectuées après l’apprentissage, elles concernent quinze professions, écrit l’IFFP.

Il y a le plus de maturités professionnelles dans les métiers d’électronicien, de laborantin ou de constructeur. Parmi les dix filières de formation professionnelle de base les plus souvent choisies, seuls les informaticiens, les polymécaniciens, les dessinateurs et les employés de vente ont une proportion de maturités professionnelles supérieure à la moyenne.

L’obtention d’une maturité professionnelle dépend fortement de l’entreprise formatrice, indique encore l’IFFP. Les étudiants ne réalisent globalement aucun bénéfice pour l’entreprise, mais ils font preuve de motivation. Le nombre le plus élevé de diplômés se trouve au Tessin et à Schaffhouse et le nombre le plus faible à Genève et à Bâle-Ville.

Afin d’augmenter le taux d’intéressés à la maturité professionnelle et de répondre à la demande de spécialistes formés dans le domaine tertiaire, l’IFFP conseille de rendre la maturité professionnelle attractive pour les apprentis et les entreprises d’un éventail plus large de professions. La maturité professionnelle existe depuis 1993.

(ATS/NXP)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!
1 commentaire
L'espace commentaires a été desactivé

BUCO

30.10.2020 à 11:15

A l'heure actuelle, plus que jamais, ce qui demeure le plus important, c'est de tout d'abord dûment obtenir une place de travail non menacée suite à son apprentissage