Suisse: Le nombre d’interruptions de grossesse reste stable

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SuisseLe nombre d’interruptions de grossesse reste stable

L’OFS dévoile ce mercredi qu’en 2021 11’049 interruptions de grossesse ont été annoncées en Suisse. Un taux qui reste stable par rapport à l’année précédente.

Les interruptions de grossesse ont concerné des femmes âgées de 15 à 44 ans (photo d’illustration).

Les interruptions de grossesse ont concerné des femmes âgées de 15 à 44 ans (photo d’illustration).

AFP

En 2021, 11’049 interruptions de grossesse ont été annoncées en Suisse et 10’869 d’entre elles concernaient des femmes domiciliées dans le pays. Cela correspond à un taux de 6,7 pour 1000 femmes âgées de 15 à 44 ans. Malgré de légères variations, ce taux reste stable par rapport à 2020 (6,8 pour 1000 femmes), révèle ce mercredi l’Office fédéral de la statistique (OFS).

Les données dévoilent que «parmi le groupe de femmes âgées de 15 à 19 ans, 745 interruptions ont été signalées, ce qui correspond à un taux de 3,7 pour 1000 femmes de cette catégorie d’âge, contre 3,5 en 2020».

OFS 2022

L’OFS note aussi que des taux similaires à ceux de 2020 et 2021 n’avaient plus été observés depuis les années 2010 à 2012. Malgré tout, le pourcentage de femmes de plus de 30 ans interrompant une grossesse a augmenté au cours des dix dernières années: «En 2010, 45% des femmes ayant eu recours à une interruption de grossesse avaient plus de 30 ans. En 2020 et 2021, cette proportion se montait à 52%.»

Interruptions médicamenteuses

En 2020, une hausse des interruptions de grossesse par prise de médicaments avait été constatée par rapport à 2019. Cette tendance s’est poursuivie en 2021. «À l’échelle nationale, la part des interruptions par prise de médicaments atteignait 80% et celle des interruptions par voie chirurgicale 20%», explique l’OFS. Bien qu’il existe des différences quant au choix de la méthode, cette augmentation des interruptions par prise de médicaments s’observe dans tous les cantons (60% des cas dans les cantons de Fribourg et de Genève et plus de 90% dans les cantons de Bâle-Ville, du Jura, de Neuchâtel, de Soleure, de Nidwald et d’Uri).

Différences cantonales

L’OFS rappelle enfin que dans certains cantons, le taux d’interruptions de grossesse en 2021 était supérieur à la moyenne suisse. C’est notamment le cas de Genève et de Vaud où il «s’élevait respectivement à 10,1 et 9,1» – cela n’a guère changé par rapport à l’année précédente.

Une augmentation a été enregistrée dans les cantons de Neuchâtel (de 7,4 à 8,8) et de Zurich (de 7,4 à 8), alors que Bâle-Ville et Schaffhouse notent une diminution (de 7,2 à 5,8 pour le premier et de 8 à 6,1 pour le second). Enfin, le taux est inférieur à la moyenne suisse dans l’Espace Mittelland (6,3), en Suisse orientale et du nord-ouest (5,6), en Suisse centrale (5,2) et au Tessin (4,3).

Avant la douzième semaine

L’OFS remarque que la proportion des interruptions pratiquées avant la douzième semaine de grossesse est restée constante au fil des ans. «En 2021, 95% des interruptions de grossesse ont également eu lieu avant la douzième semaine de grossesse et 77% avant la huitième. Depuis 2007, la part de celles pratiquées après la douzième semaine est aussi restée inchangée (5%)», dévoile-t-il avant de préciser que les différences entre les cantons sont minimes.

(comm/aze)

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