30.08.2017 à 16:43

Foot - Mondial 2018Le nouveau statut de la Nati requiert des devoirs

L'équipe de Suisse doit réussir le carton plein jeudi et dimanche contre Andorre à Saint-Gall et la Lettonie à Riga.

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Ricardo Rodriguez et Granit Xhaka se congratulent au coup de sifflet final après la qualification de la Suisse pour le Mondial (Dimanche 12 novembre 2017).

Ricardo Rodriguez et Granit Xhaka se congratulent au coup de sifflet final après la qualification de la Suisse pour le Mondial (Dimanche 12 novembre 2017).

Keystone
Dans le temps additionnel, Ricardo Rodriguez a sauvé toute une nation en dégageant un ballon de but nord-irlandais sur la ligne (Dimanche 12 novembre 2017).

Dans le temps additionnel, Ricardo Rodriguez a sauvé toute une nation en dégageant un ballon de but nord-irlandais sur la ligne (Dimanche 12 novembre 2017).

Keystone
Victorieuse 1-0 en Irlande du Nord, la Suisse a conservé son avantage avec un match nul 0-0 à Bâle (Dimanche 12 novembre 2017).

Victorieuse 1-0 en Irlande du Nord, la Suisse a conservé son avantage avec un match nul 0-0 à Bâle (Dimanche 12 novembre 2017).

Keystone

Même si sa quatrième place au classement FIFA est jugée presque anecdotique par Vladimir Petkovic - «elle est surtout importante pour notre page Wikipédia», glisse-t-il -, ce nouveau statut de l'équipe de Suisse commande des devoirs. Le premier est de réussir le carton plein jeudi et dimanche contre Andorre à Saint-Gall et la Lettonie à Riga, classées respectivement par la FIFA aux 129e et 131e rangs.

Désormais demi-finaliste virtuelle de la prochaine Coupe du monde selon l'ordinateur de la FIFA avec le Brésil, l'Allemagne et l'Argentine, la Suisse se retrouve dans la même situation de l'«albiceleste» de Lionel Messi: sa qualification pour la phase finale de l'an prochain en Russie est loin d'être acquise. Première de son groupe avec six victoires en six rencontres, elle demeure toujours dans la ligne de mire du Portugal, qu'elle affrontera le 10 octobre à Lisbonne.

Si les Champions d'Europe devaient la devancer dans ce groupe B, la Suisse disputera à nouveau un barrage comme en 2005 face à la Turquie. Malgré son statut de tête de série, elle ne sera pas à l'abri d'un tirage «délicat», avec pourquoi pas des adversaires tels que les Pays-Bas, l'Eire ou la Grèce.

Le ciel peut s'éclaircir dimanche

Le ciel peut toutefois s'éclaircir ce dimanche. A Budapest face à un adversaire en quête de rachat après une défaite concédée en Andorre, le Portugal n'a pas encore cueilli les trois points de la victoire. On se souvient que la Suisse avait bénéficié d'une réussite presque inouïe en octobre dernier pour s'imposer 3-2 en Hongrie. Si le Portugal doit lâcher deux ou trois points dimanche au pays de Puskas, la Suisse bénéficiera d'une balle de match le 7 octobre au Parc Saint-Jacques lors de la venue de la Hongrie.

A condition également de faire le plein cette semaine. Avec des joueurs en forme et dans le bon rythme à la seule exception de Valon Behrami peut-être, la Suisse ne devrait pas caler tant à Saint-Gall qu'à Riga. Jeudi soir, le souvenir de la grosse frayeur de match aller à Andorre avec ce coup-franc de la dernière minute, qui aurait pu permettre aux joueurs de la Principauté d'égaliser si Roman Bürki n'avait pas été à son affaire, sera encore bien présent dans toutes les têtes. «Nous aurions dû plier l'affaire bien avant la pause déjà, se souvient Vladimir Petkovic. Après, ce fut assez »chaud« avec un but venu d'ailleurs qui a permis à Andorre de revenir à 2-1 et ce coup-franc à l'ultime seconde.»

Zakaria pour Behrami?

Vladimir Petkovic aime à répéter que seul le prochain match compte. Mais avec un tel enchaînement en l'espace de trois jours, il n'est peut-être pas obligatoire de boire les paroles du «Mister». Il est évident que le match le plus «compliqué» de la semaine sera celui de dimanche à Riga face à Andris Vanins et ses coéquipiers.

Dans cette optique, Vladimir Petkovic sera peut-être tenté de ménager Valon Behrami à Saint-Gall. Le nouveau joueur de l'Udinese sera bien plus précieux en Lettonie. On prête à Vladimir Petkovic d'offrir jeudi sa première titularisation en sélection à Denis Zakaria, qui a très vite trouvé ses marques à Mönchengladbach.

Bürki aligné comme à l'aller?

Par ailleurs, il est fort possible que Vladimir Petkovic aligne Bürki comme au match aller. Sans remettre en question le statut de Yann Sommer, un tel choix a l'avantage d'impliquer encore davantage le Bernois dans l'aventure.

Titulaire dans l'un des deux plus grands clubs de Bundesliga, Roman Bürki pourrait mal vivre son rang de no 2 en sélection. L'aligner lors d'un match qui compte est un signe qui traduit l'importance que prête le sélectionneur à la bonne vie de son groupe.

Eternel débat

Mais Roman Bürki, s'il joue, ne sera pas, on l'espère, un des acteurs majeurs de cette rencontre. Ces rôles doivent revenir à Xherdan Shaqiri, capable à tout moment comme en juin dernier à Neuchâtel de marquer des buts extraordinaires, et à Haris Seferovic, auteur d'un début de saison de rêve au Benfica Lisbonne.

Buteur seulement à une reprise depuis le début de cette campagne - le goal de l'ouverture du score en Hongrie -, le Lucernois entend fermer enfin cette semaine l'éternel débat sur l'avant-centre de l'équipe de Suisse. Ne doit-il pas revenir enfin à celui qui avait inscrit le but du sacre contre le Nigeria lors de la Coupe du monde M17 en 2009?

(ats)

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