Football: «Le Nouvelliste» ne pourra plus du tout entrer à Tourbillon
Publié

Football«Le Nouvelliste» ne pourra plus du tout entrer à Tourbillon

Avec des matches à huis clos, impossible d'accéder au stade pour les journalistes valaisans, qui devront se contenter de la télé.

par
Sport-Center
Les journalistes du «Nouvelliste» ne pourront pas accéder au stade de Tourbillon à la reprise.

Les journalistes du «Nouvelliste» ne pourront pas accéder au stade de Tourbillon à la reprise.

Keystone

Le coronavirus n'a rien changé à l'«affaire». Alors que le FC Sion va enchaîner deux matches à domicile contre Saint-Gall (le samedi 20 juin) et Servette (le mercredi 24), les journalistes du «Nouvelliste» sont toujours boycottés à Tourbillon. Cela fera bientôt deux ans en juillet que cette situation perdure, que chacun campe sur ses positions.

«Pour le moment, on va certainement couvrir ces rencontres depuis le bureau, devant la télévision, à côté d'un consultant, détaille Christophe Spahr, responsable de la rubrique sportive du journal valaisan. On va prochainement organiser une séance de rédaction pour fixer tous les détails.»

Ce que Vincent Fragnière, le rédacteur en chef du quotidien, confirme. «Oui, c'est ce que nous avons discuté avec Stéphane Fournier (ndlr: qui suit depuis de nombreuses saisons les rencontres du FC Sion). Il fera l'article chez lui, à la rédaction ou chez l'un de nos quatre chroniqueurs. Et des entraîneurs régionaux continueront de mettre des notes comme on le fait depuis le début du boycott.»

Plus de billets à disposition

Si, avant la pandémie, le spécialiste du «Nouvelliste» avait encore la possibilité de suivre les parties à Tourbillon dans la loge d'un sponsor, avec un journaliste et un consultant, rien n'est moins sûr désormais. «Pour l'instant, cette personne n'a pas encore accès au stade», rapporte Vincent Fragnière.

En revanche, le «Nouvelliste» devrait être présent lors des rencontres du FC Sion à l'extérieur. «Christian Constantin a interdit à tous ses membres de nous parler et l'accès aux places de presse dans son stade nous sont refusées, mais ce n'est pas lui qui décide si on peut s'accréditer ailleurs, renchérit le réd' en chef. Et là, Stéphane n'a jamais eu de souci pour accéder aux tribunes des médias.»

A l'extérieur, que dix places...

Cet accès risque toutefois d'être un peu plus compliqué depuis la décision du Conseil fédéral de ne laisser entrer que 300 personnes. «Pour l'instant, la première tendance concernant les directives de la Ligue est que nous n'aurons que dix places à disposition des journalistes, y compris les photographes, la télévision et la radio», prévient Loïc Luscher, responsable de la communication du Servette FC.

Voilà qui risque de corser encore l'affaire du reporter du «Nouvelliste» et de son consultant, d'autant que certains clubs - comme Bâle - souhaitent privilégier l'entrée à des sponsors VIP plutôt qu'aux représentants des médias.

Christian Maillard

Votre opinion