«Panama Papers»: Le Panama promet de mieux contrôler ses avocats
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«Panama Papers»Le Panama promet de mieux contrôler ses avocats

Le gouvernement a annoncé une mesure pour lutter contre l'évasion fiscale.

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Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

Il y a un an éclatait le scandale des Panama Papers. Le point sur l'affaire. (Vendredi 31 mars 2017)

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Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

Le Panama est «prêt à commencer» en 2018 l'échange automatique d'informations pour contrer la fraude fiscale internationale, a annoncé vendredi sa vice-présidente Isabel de Saint Malo (ici). Il demande à être retiré de la liste française des paradis fiscaux. (Image d'archive)

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Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

Les actifs des banques basées au Panama ont dépassé en 2016 les 120 milliards de dollars, un montant record atteint en dépit du scandale des Panama Papers. (Jeudi 16 mars 2017)

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Le gouvernement panaméen va renforcer ses contrôles sur les cabinets d'avocats qui opèrent dans le pays, au coeur du scandale des «Panama Papers», a-t-il annoncé jeudi. La mesure doit permettre d'éviter le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale.

«Après les publications (des documents à l'origine du scandale), nous allons mettre en place une supervision spéciale et ce travail s'ajoute à celui que nous avions déjà réalisé dans le secteur des (cabinets) d'avocats», a déclaré Carlamara Sanchez, la responsable de l'Intendance de supervision des sujets non-financiers. Elle s'exprimait lors d'une conférence de presse.

Créé en 2015 par le gouvernement panaméen, cet organisme public supervise différentes activités économiques, des casinos aux maisons de change, en passant par les entreprises immobilières, les bijouteries ou les notaires. Sa tâche est d'éviter le blanchiment d'argent et l'évasion fiscale.

Nouveaux contrôles prévus

Depuis, plusieurs cabinets d'avocats - dont Mossack Fonseca, au coeur du scandale - avaient été contrôlés par cette entité. «Mossack Fonseca faisait partie des entreprises qui ont été supervisées (depuis 2015), mais la loi m'empêche de vous donner des éléments sur ce qui avait été trouvé», a déclaré Carlamara Sanchez.

Elle a cependant souligné que Mossack Fonseca et l'Intendance de supervision avaient mis en place un «plan d'action» pour combattre le blanchiment de capitaux, sans plus de précision. «Nous allons lancer dans les prochains jours de nouveaux contrôles dans le secteur des (cabinets) d'avocats», a-t-elle déclaré.

Le procureur panaméen chargé de la lutte contre le crime organisé a écarté mercredi de prendre des mesures «pour le moment» contre Mossack Fonseca, au terme de 27 heures de perquisition.

Le système financier panaméen fait l'objet de sévères critiques depuis la fuite des «Panama Papers» qui a révélé comment Mossack Fonseca créait des sociétés offshore. Plus de 214'000 entités offshore sont impliquées dans les opérations financières dans plus de 200 pays et territoires, selon les révélations d'un consortium d'investigation.

(ats)

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