Coronavirus: Le pape appelle à ne pas réserver les vaccins «aux plus riches»
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CoronavirusLe pape appelle à ne pas réserver les vaccins «aux plus riches»

Le pape François a demandé qu’un vaccin contre le coronavirus ne devienne pas la priorité que d’une nation et souhaite qu’il soit destiné à tous. Il estime que la pandémie n’a fait qu’augmenter les inégalités dans le monde.

Le pape François a souhaité que les futurs vaccins contre le coronavirus ne soient pas destinés prioritairement «aux plus riches» (archives).

Le pape François a souhaité que les futurs vaccins contre le coronavirus ne soient pas destinés prioritairement «aux plus riches» (archives).

KEYSTONE/EPA/VATICAN MEDIA

Le pape François a souhaité mercredi que les futurs vaccins contre le coronavirus ne soient pas destinés prioritairement «aux plus riches». La pandémie a déjà fait «augmenter» les inégalités dans le monde.

Le futur vaccin doit cibler d’abord «ceux qui en ont le plus besoin», a plaidé le souverain pontife durant sa traditionnelle audience du mercredi. Celle-ci est retransmise en direct depuis sa bibliothèque privée au Vatican, afin d’éviter les rassemblements sur la place Saint-Pierre.

«Comme il serait triste que le vaccin contre le Covid-19 soit donné en priorité aux plus riches! Comme il serait triste qu’il devienne la priorité d’une nation et qu’il ne soit pas destiné à tous», a estimé le pape argentin.

«Et quel scandale cela serait si toute l’aide économique déployée – en majeure partie de l’argent public – servait à sauver des industries qui ne contribuent pas à l’inclusion des personnes exclues, au bien commun et à la préservation de la Création», a-t-il ajouté.

«Il faut changer le monde»

«La pandémie a mis en lumière la difficile situation des pauvres et la grande inégalité qui règne dans le monde. Et le virus, tout en ne faisant aucune exception entre les personnes, a rencontré sur son chemin dévastateur de grandes inégalités et discriminations. Et les a fait croître», a déploré le souverain pontife.

Pour lui, la bataille actuelle doit donc être livrée sur deux fronts. «D’une part, il est essentiel de trouver le remède à un virus minuscule mais terrible qui met le monde entier à genoux. D’autre part, nous devons guérir un grand virus, celui de l’injustice sociale, de l’inégalité des chances, de la marginalisation, du manque de protection des plus faibles», a-t-il souligné.

«Il faut changer le monde», a encore martelé le pape, en se faisant l’avocat non pas de «l’assistanat» mais de «la création d’emplois décents» et «d’une économie où les personnes, et surtout les plus pauvres, sont au centre».

Plusieurs vaccins sont actuellement en phase de tests dans le monde contre la maladie qui a fait au moins 774’832 morts dans le monde depuis son apparition fin décembre. L’Organisation mondiale pour la santé (OMS) a plaidé en faveur d’un large accès. «Nous devons prévenir le nationalisme vaccinal», a déclaré mardi le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

(ATS/NXP)

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