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Etats-UnisLe pape appelle le monde à fonder des familles

Pour son dernier rendez-vous sur sol américain, François a repris un thème qui lui est cher et qu'il a déjà développé devant le Congrès et aux Nations Unies.

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Pour mieux apercevoir le souverain pontife, certains n'ont pas hésité à grimper dans les arbres. (27 septembre 2015)

Pour mieux apercevoir le souverain pontife, certains n'ont pas hésité à grimper dans les arbres. (27 septembre 2015)

Reuters
A l'aube, le pape François a rencontré trois femmes et deux hommes victimes d'abus sexuels perpétrés non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leur famille. (Philadelphie, le 27 septembre 2015)

A l'aube, le pape François a rencontré trois femmes et deux hommes victimes d'abus sexuels perpétrés non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leur famille. (Philadelphie, le 27 septembre 2015)

AFP
Aretha Franklin a chanté en l'honneur du pape François à Philadelphie à l'occasion de la 8e rencontre mondiale des familles (26 septembre 2015)

Aretha Franklin a chanté en l'honneur du pape François à Philadelphie à l'occasion de la 8e rencontre mondiale des familles (26 septembre 2015)

Reuters

Le pape a célébré dimanche à Philadelphie la dernière messe de sa visite de six jours aux Etats-Unis, devant des centaines de milliers de personnes massée sur une dizaine de rangées le long du Benjamin Franklin Parkway. Le souverain pontife est arrivé en papamobile, sous les vivats et les cris des fidèles, embrassant des enfants et bénissant des rubans de prières de sans-logis.Beaucoup de personnes ont grimpé aux arbres pour avoir une meilleure vue.

«Je n'ai jamais vu autant d'enthousiasme, tout le monde est uni», s'est exclamé Manuel Portillo, 54 ans, originaire du Guatemala, qui vit à Philadelphie depuis 22 ans et a apprécié ses propos «fantastiques» sur l'immigration. Nicole, 31 ans, n'est pas catholique mais elle a dit «apprécier que François soit plus ouvert d'esprit que ses prédécesseurs».

Cette messe géante était le point d'orgue de six jours d'un voyage ayant inclus Washington et New York, durant lequel le pape a abordé les sujets qui fâchent, de la répartition des richesses à l'immigration en passant par l'écologie.

En finir avec les divisions

Le pape a demandé à tous les hommes, catholiques ou non, de sauvegarder «la maison commune» et de fonder des familles. Il a ainsi repris avec force deux thèmes centraux de sa visite de six jours aux Etats-Unis, déjà présents dans ses discours au Congrès et aux Nations Unies.

«On peut plus tolérer des divisions stériles. Le défi urgent de sauvegarde de notre maison inclut l'effort de réunir la famille humaine tout entière dans la recherche d'un développement intégral et durable», a-t-il dit, revenant sur le réchauffement climatique et la pollution, à quelques mois de la conférence COP-21 de Paris.

François a aussi évoqué une nouvelle fois la famille qu'il considère comme le seul pivot d'une société saine. «L'alliance entre l'homme et la femme donne vie et révêle Dieu», a-t-il plaidé, en encourageant les jeunes, chrétiens ou non, à une semaine du début du synode, à fonder des familles.

Garder l'esprit ouvert

Le chef de l'Eglise catholique a aussi appelé les chrétiens à voir le bien en dehors de leur petit univers: «Donner l'impression que l'Esprit Saint ne peut trouver place en ceux qui ne font pas partie «de notre groupe», qui ne sont pas «comme nous», est une tentation dangereuse, une perversion de la foi.»

Le pape a enfin cité des «petits gestes» qui font vivre au jour le jour les petites «Eglises familiales»: «Comme la soupe chaude que nous attendons avec impatience la nuit, le petit déjeuner attendant quelqu'un qui se lève tôt pour aller au travail, ou une étreinte à notre retour après une dure journée de travail...»

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(AFP)

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