Prison en Equateur – Le pape déplore une «terrible explosion de violence»
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Prison en ÉquateurLe pape déplore une «terrible explosion de violence»

Entre mardi et jeudi, de violents affrontements ont eu lieu dans la prison de Guayaquil entre groupes criminels liés au trafic de drogue, dans lesquels 118 personnes sont mortes.

Le pape François le 3 octobre 2021.

Le pape François le 3 octobre 2021.

AFP

Le pape François a déploré dimanche la «terrible explosion de violence» survenue dans la prison de Guayaquil, dans le sud-ouest de l’Équateur, où quelque 118 personnes sont mortes – dont six décapitées – dans des affrontements depuis mardi, le pire massacre de l’histoire carcérale d’Amérique latine. «J’ai été très attristé par ce qui s’est passé ces derniers jours dans la prison de Guyaquil en Équateur», a commenté le pape à l’issue de sa traditionnelle prière dominicale de l’Angélus place Saint-Pierre.

«Une terrible explosion de violence entre détenus appartenant à des bandes rivales a fait plus d’une centaine de morts et de nombreux blessés», a-t-il regretté. «Je prie pour eux et leurs familles». «Que Dieu nous aide à panser les plaies du crime qui asservissent les plus pauvres et aide ceux qui travaillent chaque jour à rendre la vie en prison plus humaine», a-t-il conclu.

Entre mardi et jeudi, de violents affrontements ont eu lieu dans la prison de Guayaquil entre groupes criminels liés au trafic de drogue. Quelque 118 personnes ont été tuées et 86 blessées. Le nombre total de prisonniers a augmenté de 30% au cours des six dernières années, pour un budget réduit de 150 millions à 99 millions de dollars au cours de la même période. L’Équateur compte 65 prisons d’une capacité de 30’000 places, mais en abrite 39’000, soit une surpopulation de 30% en moyenne au niveau national.

Pour réduire cette surpopulation carcérale, le gouvernement vient d’annoncer son intention de construire davantage d’infrastructures pénitentiaires, d’accorder des grâces à quelque 2000 détenus âgés de plus de 65 ans et souffrant de maladies ou de handicaps, et de rapatrier les étrangers condamnés pour qu’ils terminent leurs peines dans leurs pays d’origine. Environ 10% de la population carcérale du pays est étrangère, en majorité des Colombiens ou des Vénézuéliens.

(AFP)

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