Visite officielle: Le pape François est arrivé aux Etats-Unis
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Visite officielleLe pape François est arrivé aux Etats-Unis

Le souverain pontife entamait mardi une visite de six jours sur le sol américain, où il a été accueilli par le président Barack Obama.

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Pour mieux apercevoir le souverain pontife, certains n'ont pas hésité à grimper dans les arbres. (27 septembre 2015)

Pour mieux apercevoir le souverain pontife, certains n'ont pas hésité à grimper dans les arbres. (27 septembre 2015)

Reuters
A l'aube, le pape François a rencontré trois femmes et deux hommes victimes d'abus sexuels perpétrés non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leur famille. (Philadelphie, le 27 septembre 2015)

A l'aube, le pape François a rencontré trois femmes et deux hommes victimes d'abus sexuels perpétrés non seulement par des prêtres mais aussi par des éducateurs ou des membres de leur famille. (Philadelphie, le 27 septembre 2015)

AFP
Aretha Franklin a chanté en l'honneur du pape François à Philadelphie à l'occasion de la 8e rencontre mondiale des familles (26 septembre 2015)

Aretha Franklin a chanté en l'honneur du pape François à Philadelphie à l'occasion de la 8e rencontre mondiale des familles (26 septembre 2015)

Reuters

Le pape François a posé pour la première fois les pieds aux Etats-Unis mardi, pour une visite historique de six jours, qui risque de bousculer nombre d'Américains dans leurs convictions sur le climat et l'immigration. Venu de Cuba, le pape s'est arrivé peu avant 16H00 heure locale (20H00 GMT) sur la base aérienne d'Andrews accueilli à sa descente d'avion par toute la famille Obama.

Enlevant sa calotte à cause du vent, tout sourire, Jorge Mario Bergoglio, âgé de 78 ans et élu pape en mars 2013, a posé son pied sur le sol américain pour la première fois de sa vie. «Welcome to the USA» (bienvenue aux Etats-Unis), «Francisco», a scandé la foule réunie près de l'avion, où on apercevait plusieurs évêques.

Un pape qui «impressionne» Obama

Il a salué le président américain Barack Obama, sa femme Michelle, tout de bleu pastel vêtue, et leurs deux filles, Malia et Sacha, ainsi que les membres de la famille du vice-président catholique, Joe Biden. Barack Obama, un protestant, ne cache pas son admiration pour ce pape «des pauvres» qui «l'impressionne».

Une visite ardue en vue

Après un voyage de quatre jours à Cuba placé sous le signe de la réconciliation, sa visite aux Etats-Unis s'annonce plus ardue, car il éveille l'approbation d'une majorité d'Américains mais les réserves de certains.

Les médias américains, représentés en masse dans l'avion papal, accordent une grande importance au voyage d'un pape argentin plébiscité par deux tiers des Américains. Mais son radicalisme social lui vaut aussi de très vives inimitiés chez les conservateurs et les milieux économiques libéraux, de Wall Street au Tea Party jusque dans les rangs des républicains.

Le fait qu'il vienne de Cuba, où il a évité de critiquer le président Raul Castro, ne fait qu'irriter un peu plus ceux qui jugent que ce pape est un marxiste déguisé ou un traître à la foi catholique, qui serait trop souple sur la doctrine.

Discours devant le Congrès

Outre sa rencontre avec M. Obama à la Maison Blanche mercredi, François est particulièrement attendu jeudi devant le Congrès, et vendredi à la tribune des Nations unies, sur des thèmes hautement explosifs.

Dans l'avion qui l'a amené à Washington, le pape a promis de ne pas évoquer devant les élus du Congrès la sensible question de la levée de l'embargo économique des Etats-Unis contre l'île communiste de Cuba. Cette mesure est réclamée par le Vatican mais les élus républicains s'y opposent.

Parmi les autres sujets, mentionnés dans ses écrits, figurent la protection et l'accueil des immigrés; la défense de l'environnement, avec un plaidoyer ferme pour une révolution énergétique radicale et la décroissance; la critique des dictatures de la technologie et de la finance; la dénonciation des responsabilités des vendeurs d'armes et des grandes puissances dans «la troisième guerre mondiale par morceaux» qu'il dénonce sans cesse.

Préparation soignée

Le pape jésuite, connu pour son habileté et sa détermination, a préparé soigneusement pendant l'été les 18 discours et homélies qu'il prononcera à Washington, New York et Philadelphie. Et, s'il n'est pas anti-américain selon la plupart des experts, il est critique d'un certain dévoiement de l'idéal américain de liberté par les ultralibéraux.

A deux jours de sa venue devant les élus, le Congrès était déjà agité mardi par le vote des sénateurs d'une mesure anti-avortement tandis que des travailleurs pauvres réclamaient des hausses de salaires, tous affirmant s'inspirer des paroles du pape.

Sa visite aura lieu sous très haute sécurité, la police américaine voulant parer tout risque d'attentat contre un pape qui tient à se déplacer en voiture découverte pour être en contact avec les fidèles. Plusieurs rencontres avec les défavorisés, immigrés, sans logis, détenus, sont au programme.

Cérémonie sur le site du World Trade Center

Il doit aussi présider à New York une cérémonie interreligieuse sur le site du World Trade Center, contre le terrorisme et pour le respect entre religions. Une autre cérémonie à Philadelphie avec la communauté hispanique exaltera les valeurs fondatrices de l'Amérique comme la liberté religieuse. A Philadelphie, il doit présider samedi et dimanche la fin d'une rencontre mondiale des familles catholiques, en présence d'un million et demi de personnes attendues. Là aussi sous très haute sécurité.

Le souverain pontife a quitté mardi une île en plein rapprochement avec les Etats-Unis, grâce au rôle de facilitateur du Vatican et du pape argentin. C'est à Santiago de Cuba, grand port de l'est de l'île, que le pape argentin a terminé son étape cubaine. Dans ce berceau de la révolution castriste, il a exalté une autre «révolution» qui apporte «la réconciliation», basée sur la foi chrétienne qui a aidé des générations à résister aux «douleurs», aux «pénuries» et au «désespoir».

(AFP)

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