Angleterre: Le Parlement envoie un ultimatum à Zuckerberg

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AngleterreLe Parlement envoie un ultimatum à Zuckerberg

La Commission britannique sur le numérique veut interroger le patron de Facebook en personne suite au scandale des données personnelles.

Mark Zuckerberg ne s'est pas encore rendu à Londres pour répondre à la commission.

Mark Zuckerberg ne s'est pas encore rendu à Londres pour répondre à la commission.

Keystone

Une commission parlementaire britannique a demandé mardi une nouvelle fois au patron de Facebook Mark Zuckerberg de venir s'exprimer devant elle sur le détournement de données personnelles, menaçant de lui envoyer une «convocation officielle» s'il ne s'exécute pas.

Invité une première fois en mars, le jeune milliardaire américain avait préféré envoyer un de ses adjoints, le directeur technique du réseau social Mike Schroepfer. Les déclarations de ce dernier n'ont toutefois pas entièrement satisfait le président de la Commission sur le numérique, la culture et les médias, Damian Collins. «Nous réitérons donc en conséquence notre invitation à Mark Zuckerberg», écrit-il dans une lettre adressée à Facebook.

Le parlementaire prévient qu'en cas de refus, la commission pourrait se montrer moins conciliante. «Nous espérons qu'il répondra positivement à notre requête, mais s'il ne le fait pas, la commission lui adressera une convocation officielle la prochaine fois qu'il se rendra» au Royaume-Uni.

Informer les utilisateurs

Ne pas se rendre à une convocation officielle du Parlement peut inciter la chambre des Communes à prendre des mesures le concernant, même si cette simple perspective suffit en général à faire comparaître un témoin. «A la suite d'informations selon lesquelles il s'exprimera devant le Parlement européen en mai, nous aimerions que M. Zuckerberg vienne à Londres (...) le 24 mai», poursuit le parlementaire.

Le patron de Facebook a en effet été invité par le Parlement européen mais sa venue n'y est pas officiellement confirmée. «Nous sommes optimistes mais nous n'avons pas encore de confirmation officielle», a déclaré mardi à l'AFP un porte-parole de l'institution européenne.

La semaine dernière, il avait indiqué que les discussions étaient «toujours en cours». Facebook a été accusé de ne pas protéger suffisamment ses utilisateurs à la suite du scandale Cambridge Analytica, du nom de la société qui a exploité à leur insu les données de dizaines de millions d'utilisateurs du réseau social. «Il y a 40 millions d'utilisateurs de Facebook au Royaume-Uni et ils méritent d'avoir des réponses précises de la compagnie que (Mark Zuckerberg) a créée pour savoir si elle est capable de protéger leurs données», souligne Damian Collins dans sa lettre, donnant au patron de Facebook jusqu'au 11 mai pour répondre.

(AFP)

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