Pologne: Le Parlement refuse d’alléger la loi sur l’avortement
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PologneLe Parlement refuse d’alléger la loi sur l’avortement

Jeudi, le Parlement polonais a refusé de faire machine arrière concernant la loi sur l’avortement, très restrictive.

Des manifestations avaient eu lieu en novembre 2021 pour protester contre le durcissement de la loi sur l’avortement en Pologne.

Des manifestations avaient eu lieu en novembre 2021 pour protester contre le durcissement de la loi sur l’avortement en Pologne.

AFP/Photo d’archives

Les députés polonais ont rejeté, jeudi, une proposition d’initiative citoyenne de libéraliser la loi sur l’avortement, une des plus restrictives d’Europe. La Chambre basse du Parlement, où les conservateurs au pouvoir détiennent la majorité, a voté contre l’initiative proposant d’autoriser les interruptions volontaires de grossesse jusqu’à la douzième semaine. Un total de 265 députés a voté contre la libéralisation de la loi, 175 ont voté pour et quatre se sont abstenus.

La militante des droits des femmes Marta Lempart a déposé ce projet de loi qui a été soutenu par plus de 200’000 signatures, en soulignant qu’il mettrait les lois polonaises en conformité «avec les critères européens et mondiaux».

Loi très restrictive

La loi polonaise sur l’avortement, déjà très restrictive, a été durcie en 2020, lorsque le Conseil constitutionnel s’est rangé aux côtés du gouvernement en décrétant que les IGV même en cas de malformation grave du fœtus étaient inconstitutionnelles. À présent, l’avortement est interdit en Pologne, sauf en cas de viol et d’inceste, ou si la vie ou la santé de la mère sont en danger.

Le gouvernement avait justifié sa décision de durcir la loi en affirmant qu’il voulait mettre fin aux «avortements eugéniques», mais les associations de défense des droits des femmes soutiennent que les nouvelles dispositions obligent les femmes à mener des grossesses non viables.

Même avant le durcissement de la loi, moins de 2000 avortements légaux par an étaient pratiqués en Pologne, tandis que 200’000 femmes y avaient recours, soit de manière clandestine, soit à l’étranger, selon les associations.

(AFP)

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