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InstitutionsLe parlement va élire le nouveau président italien

Le parlement italien se réunit ce jeudi pour élire un nouveau président de la République. Exaucera-t-il le souhait du chef du gouvernement Matteo Renzi qui cherche à asseoir son autorité?

L'élection du nouveau président italien est aussi un enjeu de taille pour le chef du gouvernement Matteo Renzi qui souhaite une personnalité «amie» afin d'asseoir son autorité.

L'élection du nouveau président italien est aussi un enjeu de taille pour le chef du gouvernement Matteo Renzi qui souhaite une personnalité «amie» afin d'asseoir son autorité.

ARCHIVES, AFP

La course à la présidence de la République italienne est très ouverte. Le vote est aussi un enjeu de taille pour le chef du gouvernement Matteo Renzi qui souhaite une personnalité «amie» afin d'asseoir son autorité.

Tous les sénateurs et députés, ainsi que 58 représentants des régions, soit 1009 personnes, voteront une première fois dès 15h00. Quelques tours de scrutin pourraient être nécessaires. De ce fait, l'identité du nouveau président de la République devrait être connue au plus tard dimanche.

L'enjeu pour Matteo Renzi est d'asseoir davantage son pouvoir en s'assurant l'élection d'un président de la République «ami». Il n'a livré aucun nom, attisant les spéculations de la presse transalpine.

Quelques noms de candidats potentiels reviennent souvent. Ce sont par exemple ceux de Romano Prodi (président du Conseil à deux reprises et ancien président de la Commission européenne) de Giuliano Amato (ancien chef du gouvernement et ex-ministre des Finances), de Pier Carlo Padoan (actuel ministre de l'Economie) et d'Anna Finocchiaro, ancienne ministre sans portefeuille.

Un test pour Renzi

«L'élection présidentielle représente un test important pour Matteo Renzi (...) qui devra être en mesure de proposer un nom obtenant le plus large consensus possible», ont estimé des analystes de la banque Unicredit.

Le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi dispose officiellement d'un minimum de 415 voix, auxquelles s'ajoutent celles de plusieurs dizaines d'élus d'autres partis ou des groupes mixtes. Matteo Renzi parie sur l'élection de son candidat à partir du 4e tour, à moins d'un faux pas en raison de ses dissensions avec l'aile gauche de son parti.

La consigne de vote des deux principales forces en présence, le PD et la droite, est d'ailleurs de voter bulletin blanc lors des trois premiers tours, jeudi et vendredi. Cela afin de parvenir samedi ou dimanche au plus tard à l'élection d'un président.

Pouvoirs limités

Les pouvoirs du président italien sont très limités. Il nomme le président du Conseil, peut dissoudre le Parlement et peut opposer son veto à certains textes de loi.

Le sortant Giorgio Napolitano a toutefois montré qu'il pouvait avoir une forte influence sur la vie politique. Agé de 89 ans, il a annoncé le 14 janvier qu'il n'irait pas au bout de son deuxième mandat. Dans ses voeux au pays le 31 décembre, il avait expliqué que son âge rendait de plus en plus difficile l'exercice de ses fonctions.

(ats)

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