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Union européenneLe Parlement veut l'activation «immédiate» du retrait

Afin de préserver les intérêts de l'UE, les eurodéputés ont voté mardi en faveur d'une sortie rapide de la Grande-Bretagne.

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Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Le président du Conseil européen Donald Tusk s'exprime lors de son arrivée au Sommet Européen spécialement dédié au Brexit à Bruxelles. (Samedi 29 avril 2017)

Keystone
Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

Nicola Sturgeon rédige une lettre à la Première ministre britannique dans laquelle elle souligne que «le peuple écossais doit avoir le droit de choisir son propre avenir». (Jeudi 30 mars 2017)

AFP
Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

Donald Tusk a expliqué que la «relation future» avec le Royaume-Uni ne se fera uniquement quand des «progrès suffisants» auront été faits sur l'accord réglant le divorce. (31 mars 2017)

AFP

Le Parlement européen pousse pour aller vite, après le Brexit. Il a adopté mardi une résolution non contraignante enjoignant le Royaume Uni à déclencher «dès que possible» la procédure de sa sortie de l'UE. La Commission européenne exclut toute négociation auparavant.

Lors des débats de cette session extraordinaire, le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a exhorté le Royaume-Uni à «clarifier le plus rapidement possible la situation» après le «Brexit». «Nous ne pouvons pas nous installer dans une incertitude prolongée.»

«Pas de notification, pas de négociation», a-t-il martelé, prononçant ces derniers mots en anglais. Jean-Claude Juncker a exclu que les conditions du divorce entre Londres et l'UE puissent faire l'objet de «la moindre négociation secrète», ni que Londres en fixe le calendrier. «C'est nous qui décidons de l'ordre du jour, pas ceux qui veulent quitter l'UE», a-t-il prévenu.

«Ni fatigué ni malade»

«Je ne suis ni fatigué ni malade comme l'écrivent les journaux allemands», a encore lancé avec sa verve habituelle Jean-Claude Juncker, âgé de 61 ans. Il a promis que la Commission européenne allait poursuivre son travail malgré «l'incertitude» provoquée par le vote.

Jean-Claude Juncker s'en est aussi pris à l'eurodéputé europhobe Nigel Farage, dont les diatribes anti-immigration ont été l'un des moteurs de la campagne en faveur d'une sortie du Royaume-Uni de l'UE. «Je suis d'une certaine façon très surpris que vous soyez ici», lui a-t-il lancé.

«Vous vous battez pour une sortie, pourquoi vous trouvez-vous ici?», a demandé Jean-Claude Juncker. «C'est un plaisir», a rétorqué avec ironie Nigel Farage.

Débats tendus

«Vous êtes dans le déni», a ensuite lancé dans une atmosphère tendue le meneur ultranationaliste à ses collègues du Parlement. «Vous avez imposé aux peuples une union politique.»

Dans leurs discours, les chefs des partis européens conservateurs, sociaux-démocrates, libéraux et Verts s'en sont tous pris violemment aux partisans du Brexit, Nigel Farage et Marine Le Pen en tête. Ils les ont accusés de sacrifier une génération entière de Britanniques.

Face à la temporisation des dirigeants britanniques, les chefs d'Etat et de gouvernement de l'UE, qui se réunissent en sommet à 14h à Bruxelles, multiplient eux aussi les pressions pour «ne pas perdre de temps» et ne pas paralyser le bloc dont l'avenir est en jeu.

(AFP)

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