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Scandale VolkswagenLe patron américain de VW informé début septembre

Michael Horn, président de Volkswagen en Amérique du Nord, a affirmé jeudi devant le Congrès américain avoir été trompé dans l'affaire des logiciels truqueurs.

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Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

Nouvelle ère pour les constructeurs automobiles et les consommateurs européens : vendredi entre en vigueur un protocole d'homologation des véhicules neufs plus sévère, qui remplace un processus discrédité par le scandale des moteurs diesel truqués. (Mercredi 30 août 2017)

AFP
Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Dieselgate: le président d'auto-suisse François Launaz estime qu'il Il faut éviter d'empirer la situation avec des mesures d'interdiction. (15 août 2017)

Keystone
Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Jusqu'à présent, les fabricants d'automobiles ne devaient faire tester leurs véhicules qu'en conditions de laboratoire. Les résultats ne reflétaient alors que peu leurs véritables émissions. A partir du 1er septembre, des réglementations strictes entreront en vigueur en Europe et en Suisse. (Dimanche 13 août 2017)

Keystone

Michael Horn, le président de Volkswagen en Amérique du Nord, a déclaré jeudi avoir été mis au courant des logiciels truqueurs destinés à contourner les normes antipollution américaines début septembre, soit quelques jours seulement avant l'officialisation des enquêtes des autorités américaines.

Interrogé par le Congrès américain sur la date à laquelle il avait eu connaissance de l'existence de logiciels truqueurs installés sur certains modèles diesel, M. Horn a répondu: «aux alentours de la réunion du 3 septembre» 2015 entre le groupe automobile et un régulateur californien. «Quelques jours auparavant», a-t-il ajouté.

Les autorités américaines, notamment l'agence de protection de l'environnement américaine (EPA), avaient accusé le 18 septembre Volkswagen d'avoir installé un logiciel truqueur sur des voitures diesel, permettant de tromper les contrôles antipollution.

Peu après, le groupe aux douze marques admettait que 11 millions de voitures de par le monde, dont huit millions en Europe, en étaient équipées.

Depuis, de nombreuses enquêtes ont été ouvertes, dont une investigation parlementaire. Nombre d'élus américains veulent en effet savoir qui a eu l'idée du logiciel truqueur et l'a mise en place, quand exactement, et quand les hauts dirigeants du groupe allemand ont été mis au courant.

Dans le texte écrit de son témoignage mis en ligne mercredi sur le site du Congrès, M. Horn s'était montré plus ambigu.

Elus très remontés

«Au printemps de 2014 (...) on m'a dit qu'il y avait une non-conformité des émissions qui pouvait être corrigée. Je suis informé que les régulations de l'EPA (agence de protection de l'environnement) comprennent plusieurs sanctions pour non-respect des normes d'émission», y déclarait-il.

Ces propos ont conduit nombre d'experts à penser qu'il était informé du problème des logiciels truqueurs plus d'un an et demi avant que celui-ci ne soit rendu public. Mais jeudi, il a tenu à clarifier ses déclarations devant les élus américains, très remontés contre VW.

«Je veux être clair: quand j'avais été mis au courant de la procédure de l'EPA, on ne m'avait pas dit et je n'avais moi-même aucune raison de suspecter ou de croire que nos véhicules étaient équipés d'un (tel) logiciel», a affirmé le responsable qui a par ailleurs présenté les «sincères excuses» du groupe.

Interrogé pour savoir s'il estimait avoir été personnellement trompé sur la question des logiciels truqueurs, M. Horn a répondu laconiquement: «oui».

(ats)

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