Actualisé 06.02.2015 à 08:45

FranceLe patron de la PJ parisienne inculpé

Soupçonnés de fuites dans le cadre d'une enquête judiciaire, le patron de la PJ et plusieurs policiers avaient été mis en garde à vue mercredi.

Bernard Petit, a été suspendu immédiatement de ses fonctions.

Bernard Petit, a été suspendu immédiatement de ses fonctions.

AFP

Le patron de la police judiciaire (PJ) parisienne, soupçonné d'avoir violé le secret d'une enquête judiciaire, a été inculpé et immédiatement suspendu par le ministère français de l'Intérieur dans la nuit de jeudi à vendredi 6 février.

Quelques minutes après l'annonce de sa mise en examen (inculpation) par le parquet de Paris qui lui avait interdit «d'exercer des fonctions dans un service de police judiciaire», le ministère a suspendu Bernard Petit de ses fonctions et annoncé le nom de son successeur, le patron de la PJ marseillaise, Christian Sainte.

Nommé par Valls

L'inculpation de ce grand flic, très influent, nommé par le premier ministre Manuel Valls, est une première pour le renommé «36 Quai des Orfèvres», déjà ébranlé par plusieurs scandales.

Bernard Petit est soupçonné d'avoir renseigné, via des intermédiaires, l'ancien chef et fondateur de l'unité d'élite de la gendarmerie (GIGN) Christian Prouteau, avant sa garde à vue en octobre dans une affaire de régularisation frauduleuse de sans-papiers.

Il est mis en examen pour «violation du secret de l'instruction et révélation d'informations sur une instruction dans le but d'entraver le déroulement des investigations ou la manifestation de la vérité», a précisé le parquet de Paris dans un communiqué.

Son chef de cabinet, Richard Atlan, a été inculpé des mêmes chefs.

D'autres scandales

Soupçonné d'avoir été un intermédiaire, un fonctionnaire en poste à l'Association nationale d'action sociale (Anas) des personnels du ministère de l'Intérieur, Philippe Lemaître, a été mis en examen notamment pour complicité de trafic d'influence, ainsi que recel de violation du secret de l'instruction.

C'est une nouvelle étape sur son chemin de croix pour la PJ parisienne. En juillet, 52 kg de cocaïne y ont été volés et jamais retrouvés, même si les soupçons se portent sur un ex-membre de la brigade des stupéfiants.

En avril, une Canadienne avait porté plainte, accusant des policiers de l'antigang de l'avoir violée au «36». Deux policiers ont été mis en examen pour viol en réunion.

(AFP)

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