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Marché du travailLe patronat s'oppose à une hausse généralisée des salaires

L'Union patronale suisse (UPS) ne veut pas de hausses salariales généralisées ni d'un salaire minimum.

Thomas Daum, directeur de l'Union patronale suisse (UPS).

Thomas Daum, directeur de l'Union patronale suisse (UPS).

Le marché du travail doit rester libre et flexible car c'est une des clés du succès et de l'attractivité économique de la Suisse, souligne L'Union patronale suisse (UPS).

L'association faîtière a mis en garde vendredi lors d'une rencontre avec les médias romands contre la péjoration des conditions cadres pour les entreprises. Tant l'initiative de l'USS «sur les salaires minimum», que celle des Jeunesses socialistes «1:12 pour des salaires équitables» et l'initiative Minder «contre des rémunérations abusives» seraient contre-productives, a averti l'UPS.

La situation des entreprises est très différente selon les branches. Dans l'industrie des machines, qui a enregistré des pertes et qui souffre du franc fort, des hausses de salaires sont exclues, a expliqué Thomas Daum, directeur de l'UPS. «Mais là où des hausses peuvent être accordées, elles doivent l'être», a-t-il ajouté.

Selon les chiffres de l'Office fédéral de la statistique, les salaires ont augmenté de 1,1% en 2012. Combiné à une prévision d'inflation négative de 0,4%, la hausse réelle des salaires sera de 1,5%. Ce résultat est «remarquable» dans un contexte de crise européenne, a souligné Thomas Daum.

(ats)

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