04.09.2020 à 17:41

CyclismeLe peloton explose deux fois, Van Aert récidive

Wout Van Aert a gagné au sprint une 7e étape du Tour de France mouvementée, qui a coûté cher à certains leaders.

von
Robin Carrel, Lavaur
Wout Van Aert s’est imposé au sprint à Lavaur.

Wout Van Aert s’est imposé au sprint à Lavaur.

Keystone

Cette Grande Boucle 2020 n’est pas vieille d’une semaine, mais l’équipe Jumbo-Visma a déjà gagné trois étapes! C’est encore une fois Wout Van Aert qui a gagné le sprint disputé dans les rues de Lavaur. Le Belge, déjà vainqueur à Privas mercredi, a devancé facilement le Norvégien Edvald Boasson Hagen et le Français Bryan Coquard. Le Britannique Adam Yates a conservé le maillot jaune.

«Cette fois-ci il y a peut-être quelque chose à faire» Avant le départ de Millau, Peter Sagan n’a pas caché ses ambitions pour cette étape vallonnée sur le début et plate comme la main sur la fin. Le Slovaque et sa formation Bora-Hansgrohe ont profité de la bosse posée dès les premiers kilomètres, la Côte de Luzençon classée en 3e catégorie, pour faire le ménage parmi les sprinters et se lancer dans un long contre-la-montre par équipe de près de 150 kilomètres!

Premières bordures

Pour ce faire, les équipiers de la formation allemande ont parcouru les premières 50 minutes de courses à la moyenne de 45,8 km/h, malgré la côte! Dans la descente, le rouleur Emanuel Buchmann a même été flashé à 96,3 km/h, soit la plus haute vitesse enregistrée par un cycliste de cette 107e édition du Tour de France. Parmi les piégés, la quasi-totalité des meilleurs finisseurs du plateau tels Bennett, Viviani, Colbrelli, Ewan et compagnie, qui ont terminé à plus de dix minutes.

L’équipe Bora-Hansgrohe a mené un train d’enfer.

L’équipe Bora-Hansgrohe a mené un train d’enfer.

Keystone

L’équipe de Sagan a continué son effort après le sprint intermédiaire disputé à St-Sernin-sur-Rance – où leur leader a récupéré «son» maillot vert, en prenant la 2e place derrière Trentin –, histoire de jouer aussi la victoire d’étape, tant qu’à faire. Malheureusement, Sagan n’a pu faire mieux que 13e sur la ligne d’arrivée. Aucun favori n’avait été distancé ce coup-ci et tous figuraient parmi ce premier groupe de 91 éléments… pour le moment.

Pas de repos avant la montagne

Si des cadors ont perdu du temps, c’est surtout à cause du «coup de bordure» réussi dans le vent et à près de 90 km/h en faux plat descendant par les coureurs d’Ineos et de la Deceuninck-Quick-Step à 35 kilomètres de l’arrivée. Pogacar, 3e du général le matin, Porte, Mollema et Landa, notamment, ont été distancés et ont perdu une minute et 21 secondes dans l’aventure.

Tadej Pogacar a perdu beaucoup de temps vendredi.

Tadej Pogacar a perdu beaucoup de temps vendredi.

AFP

Carapaz, leader de rechange d’Ineos, a quant à lui été lâché après avoir crevé au pire moment. Il a été avalé ensuite par le groupe des battus. Une minute et 21 secondes, c’est beaucoup de temps concédé pour tous ces hommes, sur une étape de plat. Si les coureurs avaient pensé s’offrir une «journée de repos» à la veille d’attaquer les Pyrénées, c’est raté!

Car ce samedi, le peloton va attaquer la haute montagne. Au programme, entre Cazères-sur-Garrone et Loudenvielle: 141 kilomètres et les montées du Col de Menté (1re catégorie, 6,9 km à 8,1%), du Port de Balès (hors catégorie, 11,7 km à 7,7%) et du Col de Peyresourde (1re catégorie, 9,7 km à 7,8%). Le sommet de ce dernier est situé à 11,5 km de l’arrivée dans les Hautes-Pyrénées. L’occasion d’un premier coup de force des leaders?

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