Union européenne: Le Pen a pris rendez-vous avec les juges

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Union européenneLe Pen a pris rendez-vous avec les juges

La présidente du Front national est sous enquête en raison d'assistants parlementaires FN à Bruxelles.

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Le président français Emmanuel Macron pourrait essuyer son premier échec ce dimanche lors du renouvellement de la moitié du Sénat. (Dimanche 24 septembre 2017)

Le président français Emmanuel Macron pourrait essuyer son premier échec ce dimanche lors du renouvellement de la moitié du Sénat. (Dimanche 24 septembre 2017)

AFP
A propos de la réforme du code du travail, Emmanuel Macron a prévenu vendredi qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». Les syndicats ont appelé ce lundi à des grèves et manifestations dans toute la France demain. (11 septembre 2017)

A propos de la réforme du code du travail, Emmanuel Macron a prévenu vendredi qu'il «serait d'une détermination absolue et ne céderait rien, ni aux fainéants, ni aux cyniques, ni aux extrêmes». Les syndicats ont appelé ce lundi à des grèves et manifestations dans toute la France demain. (11 septembre 2017)

AFP
Dans une interview fleuve donnée au Point, le président français Emmanuel Macron dit vouloir être jugé sur la durée. (Mercredi 30 août 2017)

Dans une interview fleuve donnée au Point, le président français Emmanuel Macron dit vouloir être jugé sur la durée. (Mercredi 30 août 2017)

AFP

Marine Le Pen, présidente du parti d'extrême droite Front national, a affirmé jeudi à l'AFP avoir pris rendez-vous avec les juges qui souhaitent l'entendre dans l'enquête sur les assistants parlementaires d'eurodéputés FN.

«Le rendez-vous est déjà pris», la date «regarde les juges et moi», a déclaré Mme Le Pen, qui vient d'être élue député et avait refusé une convocation pendant la campagne présidentielle.

Le vice-président du FN Louis Aliot, compagnon de Mme Le Pen également élu député dimanche, a lui refusé jeudi matin de répondre à une convocation de la police dans la même affaire.

17 élus FN visés

Les juges cherchent à déterminer si le parti d'extrême droite a mis en place un système généralisé pour rémunérer ses permanents avec des crédits européens, en les faisant salarier comme assistants de ses eurodéputés mais sans que leur travail ait un lien avec les activités du Parlement européen.

Marine Le Pen fait partie des 17 élus européens du FN, dont son père Jean-Marie Le Pen et son compagnon, à être visés par une enquête ouverte en France en 2015, qui porte sur une quarantaine d'assistants.

Préjudice à six chiffres

Le préjudice pour le Parlement européen s'élèverait à près de cinq millions d'euros de 2012 à 2017, d'après des chiffres communiqués par l'institution européenne. Marine Le Pen comme Louis Aliot jouissent depuis leur élection d'une immunité pour la durée de la session du Parlement français et ne peuvent être contraints à se rendre à une audition.

A la suite d'une dénonciation d'une eurodéputée FN, Sophie Montel, le parquet de Paris a par ailleurs ouvert en mars une enquête préliminaire pour «abus de confiance», visant 19 eurodéputés français issus d'autre partis, dont six du parti centriste Modem présidé par François Bayrou.

Ce dossier a poussé cette semaine hors du gouvernement trois ministres de la formation centriste, François Bayrou, Marielle de Sarnez et Sylvie Goulard.

(ats)

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