Présidentielle française : Le Pen pour «un rapprochement stratégique entre OTAN et Russie» 

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Présidentielle française Le Pen pour «un rapprochement stratégique entre OTAN et Russie» 

Lors de sa conférence de presse sur la diplomatie et la politique étrangère, mercredi, la candidate d’extrême droite a plaidé pour une alliance russo-occidentale, après la guerre en Ukraine. 

Favorable à la transmission de «renseignements» aux Ukrainiens, Marine Le Pen est «plus réservée sur la livraison d’armes directe». 

Favorable à la transmission de «renseignements» aux Ukrainiens, Marine Le Pen est «plus réservée sur la livraison d’armes directe». 

AFP

La candidate du RN, Marine Le Pen, a plaidé mercredi pour un «rapprochement stratégique entre l’OTAN et la Russie», «dès que la guerre russo-ukrainienne sera achevée et aura été réglée par un traité de paix», lors de la présentation de son projet diplomatique à Paris.

«Ni soumission, ni suivisme»

«C’est l’intérêt de la France et de l’Europe, mais aussi je crois des États-Unis qui n’ont (...) aucun intérêt à voir émerger une étroite union sino-russe», a estimé la candidate d’extrême droite à la présidentielle, à rebours de l’actuelle position française. Marine Le Pen ne souhaite ni «soumission à Moscou», ni «suivisme à l’égard de l’administration Biden», particulièrement dans la région Asie et Océanie, a-t-elle affirmé.

La dirigeante d’extrême droite, qui avait été reçue par Vladimir Poutine lors de la campagne présidentielle de 2017, est régulièrement accusée par ses adversaires d’accointances avec le pouvoir russe. Sa conférence de presse a brièvement été interrompue par un collectif de gauche lui reprochant sa «complaisance» avec Vladimir Poutine. Sur la Russie, «le procès qui m’est fait est particulièrement injuste», «je n’ai défendu que l’intérêt de la France», a-t-elle affirmé mercredi, en revendiquant des «similitudes» avec Emmanuel Macron, quand il recevait le président russe en France.

Prêt russe de 9 millions d’euros

Favorable à la transmission de «renseignements» aux Ukrainiens, elle est «plus réservée sur la livraison d’armes directe», car «la ligne entre l’aide et la cobelligérance est mince», a-t-elle estimé mercredi, alors qu’elle faisait il y a peu un distinguo entre armes légères et lourdes. Elle reste hostile aux sanctions économiques contre Moscou, au nom de la protection du pouvoir d’achat des Français.

En 2014, le RN avait eu recours à un prêt russe de neuf millions d’euros, qu’il est toujours en train de rembourser, suivant un «rééchelonnement» obtenu en 2020, auprès de ses créanciers, une firme russe dirigée par d’anciens militaires, Aviazapchast. «Je suis totalement indépendante de tout lien, de toute puissance, de tout cabinet de toute nationalité. J’ai effectué un prêt à une banque tchéco-russe car je n’ai jamais réussi à en obtenir en France ni en Europe», a souligné Marine Le Pen, mercredi, en dénonçant une situation «scandaleuse».

Marine Le Pen assure qu’elle ne sortira «pas de l’accord de Paris» sur le climat

La candidate à la présidentielle, Marine Le Pen, a assuré mercredi, qu’elle ne sortirait «pas de l’accord de Paris» sur le climat si elle est élue le 24 avril, soulignant cependant que la crise climatique «ne constitue pas la priorité» de sa politique étrangère.

«Je ne sortirai pas de l’accord de Paris. Je suis en effet favorable aux orientations de cet accord, puisque je souhaite abandonner le plus possible des énergies fossiles au profit du nucléaire civil», a-t-elle affirmé lors de la présentation de ses objectifs diplomatiques.

Elle a dit vouloir soutenir «en particulier les petits États insulaires, y compris dans l’océan Indien», ajoutant ne pas seulement penser «à la crise climatique mais simplement à des aides ponctuelles en cas de cyclone, de séismes, de cataclysmes naturels».

(AFP)

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