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Crise au FNLe Pen qualifie l'idée de son départ de «folle»

En dépit des voix qui s'élèvent pour que le fondateur du parti d'extrême-droite démissionne, Jean-Marie Le Pen s'y refuse et agite le spectre de «l'implosion» du mouvement.

Le fondateur du parti d'extrême-droite français exclut l'idée de son départ du parti, en dépit de sa condamnation par la présidente du mouvement, Marine Le Pen, pour ses propos.

Le fondateur du parti d'extrême-droite français exclut l'idée de son départ du parti, en dépit de sa condamnation par la présidente du mouvement, Marine Le Pen, pour ses propos.

Reuters

Agé de 86 ans, le président d'honneur du FN et député européen Jean-Marie Le Pen, a été interdit d'élections mercredi par sa fille Marine Le Pen, qui lui a succédé à la tête du parti, après une série de déclarations provocatrices, notamment sur les chambres à gaz.

Jeudi, le vice-président du FN, Florian Philippot, qui partage la stratégie de dédiabolisation du FN engagée par sa présidente, est allé un cran au-delà en évoquant sur la radio RMC une possible éviction du fondateur de son parti.

«Quel intérêt de rester dans un mouvement avec lequel on ne partage aucune des positions de fond?», a-t-il lancé, assurant que «la solution la plus acceptable» serait que le vieux tribun se mette «en retrait, en retraite, qu'il démissionne du mouvement».

«La question de son appartenance au Front national» se pose, a insisté Florian Philippot. «Soit il y répond lui-même (...) soit la question sera posée et on prendra nos responsabilités».

Le «prestige» de Jean-Marie Le Pen

En réaction, Jean-Marie Le Pen a qualifié l'hypothèse de son départ de «complètement folle», mettant en garde sa fille Marine contre un «risque d'implosion» du FN.

«Ça me paraît une idée tellement mirobolante qu'elle contient en elle-même le risque d'implosion du Front», a averti sur RTL le fondateur du parti d'extrême droite, auquel sa fille a succédé en 2011.

«Si cette décision était prise, elle serait complètement folle parce que le prestige que je conserve assez naturellement au sein du Front national provoquera des remous considérables et pour elle, une perte d'influence qu'elle ne mesure sans doute pas», a-t-il dit, à propos de sa fille.

«Marine Le Pen souhaite ma mort, peut-être, c'est possible, mais elle ne doit pas compter sur ma collaboration», a ajouté Jean-Marie Le Pen.

Le parti d'extrême droite a encore confirmé son implantation nationale avec 25% des voix au premier tour d'élections territoriales le 22 mars.

(AFP)

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