États-Unis: Le Pentagone veut moins de 5000 soldats US en Afghanistan

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États-UnisLe Pentagone veut moins de 5000 soldats US en Afghanistan

Washington, qui déploie actuellement 8600 soldats en Afghanistan, veut continuer à réduire ses effectifs militaires dans le pays.

Un soldat américain sur la base de Kandahar en Afghanistan, le 23 janvier 2018.

Un soldat américain sur la base de Kandahar en Afghanistan, le 23 janvier 2018.

AFP

Les États-Unis tablent sur un retrait militaire supplémentaire d’Afghanistan au gré des progrès des négociations de paix interafghanes, a indiqué lundi le Pentagone. Ils visent un nombre inférieur à 5000 soldats d’ici à la fin novembre.

«Au cours des quatre prochains mois, les États-Unis continueront à réduire leurs effectifs militaires en Afghanistan sur la base de la situation dans le pays», a indiqué le ministère américain de la défense dans un communiqué.

«Comme toujours, ces retraits restent soumis à conditions et seront mis en œuvre après consultation du congrès et en coordination directe avec nos alliés et partenaires de l’OTAN», a ajouté le Pentagone. «La présence militaire américaine en Afghanistan reste centrée sur des capacités, non des chiffres».

«D’ici aux élections de novembre»

Le Pentagone explicitait ainsi des déclarations du ministre américain de la défense, Mark Esper, qui avait semblé annoncer un retrait samedi. «Nous descendons à un chiffre inférieur à 5000 avant la fin novembre», avait déclaré Mark Esper, ajoutant que le Pentagone devrait auparavant s’assurer que les États-Unis ne sont pas «menacés par des terroristes venant d’Afghanistan».

Dans une interview au site d’informations Axios, le président américain Donald Trump avait évoqué la semaine dernière le chiffre de «4000 à 5000» soldats «d’ici aux élections de novembre».

Les États-Unis déploient actuellement 8600 soldats en Afghanistan, conformément à un accord bilatéral signé le 29 février à Doha entre Washington et les talibans. En vertu de ce texte, l’ensemble des troupes étrangères doivent avoir quitté l’Afghanistan au printemps 2021, en échange d’engagements sécuritaires des insurgés.

(ATS/NXP)

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