26.07.2013 à 16:00

EspionnageLe père d'Edward Snowden prend sa défense

Certain que son fils a dit la vérité, Lon Snowden a pris sa défense. Il a affirmé qu'il avait fait «ce qu'il pensait être juste» en partageant «la vérité avec le peuple américain».

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Des migrants pauvres avaient caché dans leurs appartements à Hong Kong Edward Snowden en 2013. Aujourd'hui, les réfugiés craignent pour leur sécurité et ils demandent l'asile au Canada. (9 mars 2017)

Des migrants pauvres avaient caché dans leurs appartements à Hong Kong Edward Snowden en 2013. Aujourd'hui, les réfugiés craignent pour leur sécurité et ils demandent l'asile au Canada. (9 mars 2017)

archive, AFP
La justice norvégienne a de nouveau débouté mercredi l'ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden. Il demandait des garanties contre une éventuelle extradition s'il venait chercher une récompense en Norvège. (Mercredi 28 septembre 2016)

La justice norvégienne a de nouveau débouté mercredi l'ex-consultant de l'Agence de sécurité américaine (NSA), Edward Snowden. Il demandait des garanties contre une éventuelle extradition s'il venait chercher une récompense en Norvège. (Mercredi 28 septembre 2016)

Reuters
Le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange a recommandé à l'Américain Edward Snowden d'être «extrêmement prudent» s'il sortait de Russie, pays qui vient de lui renouveler l'asile et de lui permettre de voyager à l'étranger. (7 août 2014)

Le fondateur du site WikiLeaks Julian Assange a recommandé à l'Américain Edward Snowden d'être «extrêmement prudent» s'il sortait de Russie, pays qui vient de lui renouveler l'asile et de lui permettre de voyager à l'étranger. (7 août 2014)

Keystone

«Il a fait ce qu'il pensait être juste. Il a partagé la vérité avec le peuple américain»: le père d'Edward Snowden a défendu vendredi la démarche de son fils, à l'origine des révélations fracassantes sur les programmes américains de surveillance.

«J'ai confiance en mon fils. A ce stade, je suis absolument certain qu'il dit la vérité», a martelé sur la chaîne NBC Lon Snowden, remerciant au passage «tous ceux qui lui fournissent de l'aide pour le maintenir en sécurité».

Pas de contacts directs

S'exprimant aux côtés de son avocat Bruce Fein, il a affirmé ne pas avoir eu de contacts directs avec son fils, actuellement bloqué dans un aéroport de Moscou après avoir demandé un asile temporaire aux autorités russes, mais seulement via un intermédiaire - qui n'est pas l'organisation WikiLeaks, a-t-il précisé.

Edward Snowden avait notamment révélé début juin que l'Agence de sécurité nationale NSA collectait au nom de la lutte antiterroriste les métadonnées (numéro appelé, durée de l'appel) de communications de millions d'Américains avec l'autorisation d'une cour secrète. Washington réclame son extradition vers les Etats-Unis, où il a été inculpé pour espionnage.

Colère et déception

«Quand mon heure sera venue, je serai en paix avec moi-même. Et je pense que mon fils, quand son heure sera venue, que ce soit aujourd'hui ou dans 100 ans, sera aussi en paix avec lui-même. Il a fait ce qu'il pensait être juste. Il a partagé la vérité avec le peuple américain», a-t-il souligné. Lon Snowden s'est également dit «extrêmement déçu et en colère» de l'attitude des membres du Congrès.

La Chambre des représentants américaine a rejeté à une courte majorité mercredi soir un amendement qui visait à mettre un terme au financement du programme de surveillance de la NSA.

Cet amendement, déposé après les révélations de l'ancien analyste du renseignement devenu fugitif, était soutenu par une coalition hétéroclite d'élus allant des ultra-conservateurs aux plus progressistes.«Je suis complètement en désaccord» avec ce vote, a lancé Lon Snowden.

En images, les déclarations de Lon Snowden sur NBC

Infobox

«Pas à l'agenda» de Poutine Le sort de Snowden n'est «pas à l'agenda» du président russe Vladimir Poutine, a réaffirmé vendredi son porte-parole, Dmitri Peskov. «Autant que je sache, Snowden n'a fait aucune demande qui nécessite d'être examinée au niveau du chef de l'Etat. En conséquence, cette question n'a pas été et n'est pas à l'agenda» de Vladimir Poutine, a déclaré M. Peskov. Le porte-parole du Kremlin a également répété que la situation de l'Américain faisait l'objet de discussions entre le directeur du Service fédéral de sécurité russe (FSB), Alexandre Bortnikov, et celui du FBI américain, Edouard Miller.

(AFP)

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