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Guerre des brevetsLe père de Google dans le box des accusés

Le cofondateur de Google Larry Page a assuré hier que son entreprise ne violait aucun brevet de Java avec son système d’exploitation Android devant un tribunal de San Francisco.

Larry Page, le directeur général et cofondateur de Google avait troqué hier son jean habituel pour un classique costume gris.

Larry Page, le directeur général et cofondateur de Google avait troqué hier son jean habituel pour un classique costume gris.

Keystone

"Nous n’avons rien fait de mal", a assuré M. Page, répondant aux questions d’un avocat du géant des logiciels professionnels, qui réclame des milliards de dollars. "Nous faisons très attention avec les informations que nous utilisons et celles que nous n’utilisons pas", a-t-il ajouté, au troisième jour d’un procès organisé à San Francisco.

M. Page, qui pour l’occasion avait troqué son jean habituel pour un classique costume gris, a notamment été interrogé sur un courriel montrant que l’équipe travaillant sur Android, un système sorti en 2008, avait fait savoir à sa hiérarchie qu’il faudrait obtenir une licence de Sun pour utiliser certains éléments de Java.

Selon lui, Google a longtemps travaillé avec la société créatrice de Java, Sun Microsystems, rachetée par Oracle en 2010, mais les efforts ont échoué et le groupe internet a fini par développer un système maison. "Nous avions tout un placard plein de téléphones sous Java qui ne marchaient pas", a-t-il dit.

Il a rappelé que Google n’était pas le seul à se passer de ce langage de programmation: "des choses comme l’iPhone n’ont rien de Java et pourtant il se retrouve comme par miracle entre les mains de consommateurs", a-t-il relevé.

Le fondateur et directeur général d’Oracle Larry Ellison avait également comparu à la barre des témoins mardi dans ce procès, l’un des épisodes les plus marquants de la guerre mondiale des brevets que se livrent actuellement les plus grands groupes mondiaux des hautes technologies.

Brin clarifie ses critiques contre Facebook et Apple

L’autre cofondateur de Google, Sergey Brin, est revenu sur ses déclarationsà propos de Facebook et Apple. Dans un entretien accordé au Guardian, il laissait entendre que les deux géants menaçaient l’ouverture d’internet en raison de leur environnement fermé et strictement contrôlé. Ses propos ont été mal interprétés et distordus par le journaliste a précisé Sergey Brin sur son profil Google +, affirmant avoir de l’admiration pour les deux sociétés. Et de préciser que pour lui, la censure d’internet imposée par certains gouvernements est de loi la première de ses préoccupations.

(AFP)

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