Publié

ConjonctureLe PIB de la Suisse progresse de 0,5% au premier trimestre

Le produit intérieur brut (PIB) de la Suisse a augmenté de 0,5% au premier trimestre 2014 par rapport au précédent.

Les livraisons à l'étranger de biens et services ont crû de 2,2% d'un trimestre à l'autre, soutenues par la chimie-pharma

Les livraisons à l'étranger de biens et services ont crû de 2,2% d'un trimestre à l'autre, soutenues par la chimie-pharma

ARCHIVES / PHOTO D'ILLUSTRATION, Keystone

Toujours robuste, la demande intérieure a néanmoins faibli (-1,6%) durant le premier trimestre 2014. Sur douze mois, la croissance économique s'inscrit à 2%, en accélération.

La balance commerciale des biens et services ainsi que les investissements dans la construction ont été les ressorts de la dynamique entre janvier et mars, souligne mercredi le Secrétariat d'Etat à l'économie (SECO). Les économistes attendaient en moyenne une croissance entre 0,5% et 0,7% sur trois mois.

La performance en glissement annuel s'est améliorée. Le taux est identique à celui réalisé sur l'ensemble de l'année écoulée. Au quatrième trimestre 2013, il ressortait à seulement 1,7%, après 2,1% respectivement 2,7% aux deux trimestres précédents.

Selon les experts de l'institut de recherches économiques BAKBASEL, le premier trimestre 2014 a toutefois profité d'effets exceptionnels, tant dans les exportations que dans la construction. Déçus par la consommation privée et les investissements en biens d'équipement, les analystes s'interrogent sur l'accélération prédite pour les prochains mois.

Reprise des exportations

«Après une forte consommation et de plus faibles exportations, la situation s'est inversée», analyse Bernard Lambert, chef économiste de Pictet Wealth Management, qui parle de «rattrapage». Les dépenses des ménages se «normalisent», les ventes vers l'étranger prennent le relais. Pour l'année, il maintient son estimation de croissance à 2%.

Les livraisons à l'étranger de biens et services ont crû de 2,2% d'un trimestre à l'autre, soutenues par la chimie-pharma et les ventes de véhicules. En revanche, celles de l'horlogerie, de la bijouterie, des instruments de précision, des machines et appareils électroniques ont légèrement fléchi. En rythme annuel, les exportations globales ont gagné 5,3%.

Dopés par un hiver clément, les engagements financiers dans la construction ont, eux, grimpé de 2,7% sur trois mois. Sur un an, ils ont même bondi de 11,5%. Mais les fonds investis en biens d«équipement ont reflué de 1,5% d'un trimestre à l'autre.

Ce repli touche presque tous les secteurs, sauf les produits et services informatiques, observe le SECO. Au final, la formation brute de capital fixe a gagné 0,5% par rapport à décembre.

Economies budgétaires

A fin mars, les dépenses de consommation ont fait du sur place, celles des ménages et des institutions privées ont quasi stagné (0,1%). Quant aux dépenses de l«Etat et des assurances sociales, elles ont nettement diminué sur le trimestre (-0,8%), mais augmenté sur l'année (0,5%).

Les importations se sont, elles, globalement contractées de 1,6% sur trois mois. Elles sont surtout pénalisées dans le secteur des machines et de l«énergie.

Côté production, l«industrie manufacturière, le commerce de gros ainsi que les services financiers ont le plus contribué à la croissance du PIB. Mais les secteurs de l«énergie et de l«eau, de l«hôtellerie-restauration et des activités immobilières ont perdu en valeur ajoutée.

Mesure de l'inflation, le déflateur du PIB, soit le rapport entre le prix actuel des biens et services et le prix d'une année de référence, a pris 0,1% sur le trimestre. L'indicateur correspondant de la consommation privée, en baisse depuis dix trimestres, a encore reculé de 0,2% en glissement annuel, selon le SECO.

(ats)

Votre opinion