28.10.2020 à 08:00

Hockey sur glaceLe pire, c’est qu’ils ont de la marge…

GE Servette a battu Berne (5-3) en impressionnant son monde. Mais la magie de quelques mouvements ne doit pas occulter des lacunes certaines.

von
Grégoire Surdez

Succès presque en trompe-l’œil diront les plus chafouins. GE Servette ne bombe pas le torse après sa belle soirée contre le champion en titre.

Un Eric Fehr en or massif qui a transformé chacune de ses quatre occasions en but. Un Damien Riat qui rappelle aux plus jeunes que les cabines téléphoniques, ça existait dans l’Ancien-Monde. Mieux, on peut même y jouer au hockey à l’intérieur et inscrire un but d’anthologie. Il y avait à peu près tout pour être heureux.

Mais une fois encore, si les hommes de Pat Emond ont dessiné plusieurs mouvements brillants, c’est surtout la performance «dans l’autre sens de la patinoire» qui a laissé un peu à désirer. La beauté de certains gestes ne doit pas effacer les largesses parfois entrevues.

Il a donc fallu un tout bon Gauthier Descloux pour valider le festival de canne de Fehr et Cie. Ce n’est sans doute qu’une question de petits détails à soigner et d’automatismes à régler. Mais une fois que GE Servette aura retrouvé la solidité défensive qui faisait sa force la saison passée, il sera très compliqué de venir titiller cette équipe. D’autant plus que Linus Omark et autre Daniel Winnik ne donnent pas encore leur pleine mesure. C’est dire…

Tanner Richard doit se réveiller

Ce qui a changé aux Vernets, c’est que désormais, les Aigles ont de la marge. Il y a douze mois, quand ils ne comptaient que sur une ligne et demie pour faire la différence, ils peuvent désormais déjà se reposer sur deux premières triplettes qui carburent assez sec.

Il suffirait que le trio composé autour de Tanner Richard gagne en consistance pour que les Aigles justifient leur statut d’armada offensive. Cela passera forcément par un réveil, une prise de conscience, ou un bon coup de pied au derrière, de Tanner Richard. Toujours précieux aux engagements, le centre souffre vraiment de la comparaison avec son pote Joël Vermin. Le différentiel de vitesse et d’engagement physique entre les deux est assez révélateur.

Plus encore que son équipe, le fantasque No 71 a de la marge. Et ça, ce n’est pas un constat en trompe-l’œil

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6 commentaires
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Buks

28.10.2020 à 09:56

Quel match!

Marc

28.10.2020 à 09:17

Le résultat du match était de 5-3 (pas 4-1). Le journaliste a aussi une marge de progression...

Carnaval

28.10.2020 à 09:15

Quelle crédibilité pour cet article si même le score est faux ! Bref du matin pur sucre quoi ... Et 3 à 0 après deux tiers c était sévère pour Berne car comme relevé, Descloux a fait un grand match