Animaux sauvages: Le «Plan ours» est suffisant en Suisse
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Animaux sauvagesLe «Plan ours» est suffisant en Suisse

Dans son rapport sur la gestion du plantigrade dans notre pays, le Conseil fédéral estime que le plan correspond aux directives européennes et a prouvé son efficacité.

Pour rappel, la gestion de l’ours, protégé depuis 1962 par la loi sur la chasse, part du principe que la cohabitation entre l’être humain et le plantigrade est possible en Suisse à certaines conditions. 

Pour rappel, la gestion de l’ours, protégé depuis 1962 par la loi sur la chasse, part du principe que la cohabitation entre l’être humain et le plantigrade est possible en Suisse à certaines conditions.

AFP

Alors que l’ours a fait son retour en Suisse en 2005 après près de 100 ans d’absence et qu’une vingtaine d’indivdus ont été observés depuis, le Conseil fédéral a adopté mercredi son rapport sur la gestion de l’animal. Ceci en réponse au postulat de l’ancien conseiller national Pierre Rusconi (UDC/TI).

Pour le gouvernement, pas besoin de prendre de nouvelles mesures. Selon le rapport, le «Plan Ours» de la Confédération correspond aux directives européennes et offre une marge de manœuvre suffisante en matière de gestion des ours venus des pays voisins, note le Conseil fédéral dans un communiqué. Le texte voit toutefois un potentiel d’amélioration en matière de prévention des dommages. Il préconise ainsi de mieux protéger les ruchers et les animaux de rente et d’adapter l’élimination des déchets afin de réduire le risque qu’un ours développe un comportement problématique.

Cohabitation possible

Pour rappel, la gestion de l’ours, protégé depuis 1962 par la loi sur la chasse, part du principe que la cohabitation entre l’être humain et le plantigrade est possible en Suisse à certaines conditions, tout en soulignant que la sécurité de l’être humain reste prioritaire.

Le rapport «Gestion de l’ours en Suisse» rappelle toutefois que les expériences faites avec des ours venus des pays voisins varient d’un individu à l’autre. Si nombre de plantigrades, discrets, n’ont guère attiré l’attention, certains ont cependant attaqué des animaux de rente, endommagé des ruchers ou se sont approchés trop près des zones habitées. Aussi, afin de protéger la population, un ours a dû être abattu en 2008 et un autre, en 2013, souligne-t-il.

Au total, la Confédération a dépensé ces quinze dernières années 120’000 francs au titre de dédommagement pour les animaux de rente tués et 30’000 francs pour les dégâts causés aux ruchers. La Confédération et les cantons se partagent les coûts, à hauteur respectivement de 80 % et de 20 %.

(cht/comm)

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11 commentaires
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Atm

27.01.2021, 14:38

Et le fameux plan anti-covid, il avance? Parce que la question était préoccupante il y a 1 an, urgente il y a 9 mois, presque résolue il y a 6 mois, total on y est toujours et bien plus embourbé qu’au début...

Ohrelio

27.01.2021, 13:18

Pour assouvir la protection des animaux... attention de ne pas sacrifier les humains !

Armand Bignotto

27.01.2021, 13:15

Le jour ou je croiserai un ours en ville j'y réfléchirais, c'est les chiens qui font peur, quand pourra-t-on protéger la population contre ce danger?