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Démission de Mark MullerLe PLR dénonce «une véritable chasse à l'homme»

Le Parti libéral-radical genevois estime que son conseiller d'Etat Mark Muller, qui a annoncé sa démission lundi, avait été «lâché collégialement et lynché par d'autres».

Le PLR dénonce donc «une véritable chasse à l'homme» contre Mark Muller.

Le PLR dénonce donc «une véritable chasse à l'homme» contre Mark Muller.

Keystone

Le PLR salue la décision d'un «homme d'Etat responsable», victime d'un «acharnement irrationnel».

«Il est rare qu'un conseiller d'Etat démissionne pour un fait qui n'est pas pénalement répréhensible et qui ne touche pas la conduite des affaires publiques dont il a la charge», a indiqué lundi devant les médias le président du PLR Alain Dominique Mauris. Selon lui, Mark Muller a pris «des risques politiques pour proposer une vision ambitieuse» de Genève.

Le PLR dénonce donc «une véritable chasse à l'homme» contre Mark Muller, qui «n'a ni volé ni failli dans l'exercice de ses fonctions.» Le parti pointe du doigt le président du MCG Eric Stauffer, qui lui jette l'opprobre et rêve de reprendre son siège.

«Un loup blessé»

Conséquence de l'altercation du Moulin à Danses, le conseiller d'Etat a dû «prouver sans cesse son innocence». Or le PLR s'en est toujours tenu aux faits allégués et non aux rumeurs. «Les seuls faits connus à ce jour sont ceux qui figurent dans le communiqué sur l'accord avec le barman», relève Alain Dominique Mauris, tout en indiquant que Mark Muller s'est mal défendu, tel «un loup blessé».

Alain Dominique Mauris a expliqué avoir accompagné Mark Muller pendant ces deux mois éprouvants d'un point de vue humain. Le conseiller d'Etat lui a annoncé dimanche sa décision de démissionner, décision qu'il a confirmée lundi matin. Quant au parti, il a été averti en même temps que les médias.

Transparence des candidats

Le PLR va se battre pour conserver son siège. Son comité directeur se réunira mardi, et une assemblée sera organisée pour désigner le candidat à l'élection partielle.

Refusant de citer des noms, Alain Dominique Mauris estime disposer d'un «réservoir énorme». Aucune alliance n'a encore été discutée. Le PLR veut mettre l'accent sur ses valeurs et projets avant de réfléchir à une stratégie électorale.

Par ailleurs, le parti va déposer un projet de loi demandant la transparence sur les candidats. «Il est important de pouvoir voter pour des candidats irréprochables en matière de poursuites pénales et civiles», a indiqué Alain Dominique Mauris.

Vendredi soir, les débats du Grand Conseil ont dérapé, Eric Stauffer ayant lancé un verre d'eau à Pierre Weiss qui l'accusait d'avoir été condamné.

(ats)

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