04.05.2019 à 13:14

Le PLR veut réformer la prévoyance vieillesse

Suisse

Le PLR demande un passage à la retraite progressif, impliquant une réduction échelonnée du temps de travail, au lieu d'un maintien rigide de l'âge de référence de la retraite.

Les délégués du PLR réunis à Flawil (SG) ont plébiscité la proposition de la conseillère nationale zurichoise Regine Sauter.

Les délégués du PLR réunis à Flawil (SG) ont plébiscité la proposition de la conseillère nationale zurichoise Regine Sauter.

Le PLR réclame une réforme structurelle de la prévoyance vieillesse. Il exige un départ à la retraite flexible le plus tardif possible, une hausse de la TVA pour alimenter l'AVS ainsi que des mesures de consolidation du 2e pilier et d'incitation au 3e pilier.

Réunis samedi à Flawil (SG), les 280 délégués libéraux-radicaux ont approuvé à l'unanimité une résolution réclamant des adaptations structurelles de la prévoyance vieillesse dès la prochaine législature. Ils ont suivi l'avis de la conseillère nationale zurichoise Regine Sauter.

AVS: départs progressifs et plus tard

Le texte demande un passage à la retraite progressif, impliquant une réduction échelonnée du temps de travail, au lieu d'un maintien rigide de l'âge de référence de la retraite. Il souhaite aussi des incitations financières à l'intention des travailleurs actifs au-delà de cet âge de référence, moyennant des rentes plus élevées.

Dans son document, le PLR réitère en outre son avis favorable à l'augmentation de la retraite des femmes, de 64 à 65 ans. Cette hausse devra être accompagnée de «mesures de compensations raisonnables» durant la période de transition pour les personnes directement touchées.

Pour garantir les finances de l'AVS à long terme, le PLR propose une hausse modérée de la TVA. Cette taxe a l'avantage d'être payée par tous, actifs ou rentiers, invoque le parti. La résolution demande aussi l'introduction d'un frein à l'endettement de l'AVS.

2e pilier généralisé et conversion réduite

Pour garantir les rentes de la prévoyance professionnelle (2e pilier), seule l'évolution de l'espérance de vie et le rendement du capital sont déterminants, estime le PLR. Le taux de conversion doit baisser de 6,8% à 6%, selon le parti. Des compensations doivent être prévues pour les personnes touchées par cette baisse.

Autre demande du PLR sur le 2e pilier, les taux de cotisations salariales doivent être lissés et relevés pour réduire les désavantages des seniors sur le marché du travail. L'obligation de cotiser devra en outre être étendue aux jeunes travailleurs de moins de 25 ans et aux bas revenus afin de compenser partiellement la baisse du taux de conversion et maintenir le niveau des rentes. Enfin, l'accès au 2e pilier pour les indépendants doit être facilité.

Renforcer le 3e pilier

Quant au 3e pilier, Le PLR veut inciter davantage de personnes à s'en constituer un. Il aimerait aussi augmenter le niveau maximum des montants versés annuellement sur ce compte. Il souhaite aussi ouvrir son accès aux conjoints inactifs professionnellement et donner la possibilité de racheter une part des années de versement perdues dans certains cas.

Le PLR demande encore d'inciter l'épargne pour les soins futurs, sur le modèle du 3e pilier, tout en maintenant des prestations complémentaires pour les plus démunis. Il a déposé une motion dans ce sens en décembre dernier au Parlement. Lors de l'assemblée, la résolution a été complétée par une proposition demandant que le PLR s'efforce de dépolitiser l'âge de la retraite d'ici 2030.

(ats)

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