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FranceLe policier faisait sauter les amendes: prison ferme

Un ancien agent de 47 ans a été condamné jeudi à un an derrière les barreaux, dont trois mois ferme, pour corruption, et à une interdiction définitive d'exercer par le tribunal correctionnel de Paris.

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Image d'illustration.

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La partie ferme de sa peine est couverte par les trois mois de détention provisoire qu'il a déjà effectués pendant l'instruction. L'ancien fonctionnaire, qui travaillait au service de traitement des contraventions de la préfecture de police de Paris, ne fera pas appel. «Je veux oublier cette histoire», a-t-il déclaré à l'AFP.

Il «accepte sa condamnation», a «décidé de mettre cette histoire derrière lui et d'aller de l'avant» et n'avait de toute façon «pas l'intention de retourner dans la police», a souligné son avocat, Me Alexandre-M. Braun. Quatre autres prévenus, un policier et trois «corrupteurs» ont été condamnés à quatre mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende. Et quatre autres policiers, poursuivis pour complicité, ont été relaxés.

L'affaire avait éclaté après que le gérant d'une société spécialisée dans le contentieux lié aux annulations de points eut affirmé que le policier lui avait proposé ses services, et notamment 100 euros par point de permis dont l'annulation a pu être évitée. Un «tarif théorique», mais «jamais appliqué», selon Me Braun. Les policiers procédaient à des «annulations techniques» en rajoutant par exemple une mention erronée ou en recourant aux «indulgences». A la barre, le principal prévenu avait dit sa «honte» d'avoir «sali (sa) tenue, (son) métier de flic». Il avait évoqué aussi «une hiérarchie très complaisante» et deux demandes de mutation qui lui ont été refusées. «Justement parce que je savais trop de choses», avait-il dit. Lors du procès, il avait estimé à 3.000 euros par an le bénéfice annuel qu'il tirait de ces annulations de PV.

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