29.09.2020 à 00:46

États-UnisLe policier inculpé pour la mort de Breonna Taylor plaide non coupable

Le policier est poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, ses tirs ayant traversé l’appartement de voisins de Breonna Taylor.

La mort de Breonna Taylor est revenue sur le devant de la scène dans le cadre des grandes manifestations antiracistes qui traversent les États-Unis depuis la mort de George Floyd.

La mort de Breonna Taylor est revenue sur le devant de la scène dans le cadre des grandes manifestations antiracistes qui traversent les États-Unis depuis la mort de George Floyd.

KEYSTONE

L’ancien policier inculpé après la mort de Breonna Taylor a plaidé lundi non coupable des trois chefs d’inculpation qui pèsent contre lui. Cette jeune Afro-Américaine a été tuée lors d’une perquisition en mars à Louisville, dans le Kentucky.

Aucun des trois policiers ayant fait feu lors de l’opération n’a été inculpé pour la mort de la jeune femme. Brett H. est poursuivi pour mise en danger de la vie d’autrui, ses tirs ayant traversé l’appartement de voisins de Breonna Taylor. Aucune charge n’a été retenue contre les deux autres policiers. Un jury a estimé qu’ils avaient agi en état de légitime défense.

Brett H., licencié par la police en juin, a comparu libre lors d’une brève audience par téléphone. Son avocat, Stewart Matthews, a demandé qu’il soit autorisé à conserver les armes qu’il possède «pour se défendre» en raison de «menaces contre lui sur les réseaux sociaux». Sa requête a été rejetée par la juge présidant les débats.

Prochaine audience le 28 octobre

Son inculpation la semaine dernière avait entraîné des manifestations de colère à Louisville et à travers le pays, les protestataires dénonçant un traitement judiciaire selon eux trop clément à l’égard des trois agents. La prochaine audience a été fixée au 28 octobre. Il risque jusqu’à quinze ans de prison.

Breonna Taylor, une infirmière de 26 ans, avait été tuée en pleine nuit à son domicile le 13 mars quand les trois policiers s’y étaient présentés munis d’un mandat d’arrêt dit «no knock», qui leur permet d’entrer chez un suspect sans s’annoncer.

À leur arrivée, son compagnon avait ouvert le feu avec une arme détenue légalement, croyant avoir affaire à des cambrioleurs. Les agents, qui assurent s’être identifiés avant d’entrer, avaient riposté et Breonna Taylor avait reçu plusieurs balles. Sa mort est revenue sur le devant de la scène dans le cadre des grandes manifestations antiracistes qui traversent les États-Unis depuis la mort de George Floyd, un quadragénaire noir étouffé par un policier blanc à Minneapolis fin mai.

(ATS/NXP)

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