14.03.2015 à 16:45

IncendieLe port chilien de Valparaiso est en état d'urgence

Les autorités chiliennes ont décrété samedi l'état à Valparaiso, où un gigantesque incendie de forêt se poursuivait.

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Les autorités chiliennes ont décrété l'état d'urgence à Valparaiso, où un gigantesque incendie de forêt se poursuit depuis le 13 mars. (14 mars 2015)

Les autorités chiliennes ont décrété l'état d'urgence à Valparaiso, où un gigantesque incendie de forêt se poursuit depuis le 13 mars. (14 mars 2015)

AFP
Le feu a fait un mort et nécessité l'évacuation de 7000 personnes. Il ne présente toutefois plus de menaces pour la population. (14 mars 2015)

Le feu a fait un mort et nécessité l'évacuation de 7000 personnes. Il ne présente toutefois plus de menaces pour la population. (14 mars 2015)

AFP
La propagation des flammes a été «marginale» dans la nuit de vendredi à samedi. Mais les équipes de pompiers «ne sont pas encore parvenues à contrôler les flammes» sur les hauteurs, a déclaré le vice-ministre chilien de l'Intérieur Mahmoud Aleuy. (14 mars 2015)

La propagation des flammes a été «marginale» dans la nuit de vendredi à samedi. Mais les équipes de pompiers «ne sont pas encore parvenues à contrôler les flammes» sur les hauteurs, a déclaré le vice-ministre chilien de l'Intérieur Mahmoud Aleuy. (14 mars 2015)

AFP

Le feu a fait un mort et nécessité l'évacuation de 7000 personnes. Il ne présente toutefois plus de menaces pour la population.

La propagation des flammes a été «marginale» dans la nuit de vendredi à samedi. Mais les équipes de pompiers «ne sont pas encore parvenues à contrôler les flammes» sur les hauteurs, a déclaré le vice-ministre chilien de l'Intérieur Mahmoud Aleuy. Des «conditions favorables à la propagation de l'incendie persistent», dont des vents de près de 30 km/h et une température élevée.

Une femme de 67 ans est décédée vendredi d'une crise cardiaque. Une quinzaine de pompiers ont été blessés, dont deux grièvement, et sont actuellement hospitalisés.

Retour des personnes évacuées

Le port de Valparaíso, sur l'océan Pacifique, et la ville voisine de Viña del Mar, à une centaine de kilomètres de la capitale Santiago, se trouvent en «état d'urgence», selon les autorités.

La plupart des personnes évacuées de manière préventive la veille ont pu regagner leur domicile, à l'exception d'une cinquantaine d'entre elles qui se trouvaient encore dans des centres d'accueil, selon les chiffres officiels.

Les autorités ont lancé un appel pour demander à la population d'éviter de voyager dans la région. Des renforts de policiers et militaires sont également attendus. En outre sept avions et huit hélicoptères venant d'autres régions du pays devaient arriver sur les lieux à la mi-journée.

Températures élevées

La route principale entre Santiago et Valparaíso a été coupée en raison de la proximité des flammes, qui se sont dangereusement approchées durant la nuit des tours de haute tension et d'une centrale d'électricité.

L'incendie a débuté vendredi dans une décharge située dans une zone boisée, alors que les températures de ces derniers jours étaient particulièrement élevées. Les flammes attisées par le vent se sont propagées rapidement, détruisant quelque 300 hectares et menaçant des localités voisines. Toutefois «nous n'avons aucune maison détruite» par l'incendie, a indiqué M. Aleuy.

Le terrible souvenir de 2014

La région de Valparaiso où s'est déclaré l'incendie avait déjà été ravagée en 2014 par un sinistre qui avait fait quinze morts et des milliers de sinistrés. Plus de 3000 maisons avaient été détruites dans l'incendie qui avait fait rage pendant huit jours, notamment dans les quartiers les plus pauvres sur les hauteurs de la ville.

Il reste à ce jour la plus grande catastrophe de ce genre ayant touché ce port pittoresque sur le Pacifique. «Cette situation angoisse la population, qui vit encore dans le souvenir de l'incendie de l'an passé», a déclaré à la presse Jorge Castro, le maire de cette ville de 260'000 habitants.

La ville de Valparaiso, classée au patrimoine mondial de l'humanité, est célèbre pour ses collines, ses ruelles escarpées et ses nombreuses maisons colorées. Glorifiée par le poète Pablo Neruda, elle est visitée chaque année par des milliers de touristes.

(ats)

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