03.01.2020 à 17:20

Mort de Soleimani en IrakLe pouvoir syrien fustige le raid US, l'opposition exulte

Bachar el-Assad a dénoncé vendredi l'assassinat par Washington du général Soleimani. Ce dernier avait joué un rôle majeur dans la guerre civile syrienne en 2011.

Un puissant général iranien tué par les Etats-Unis en Irak.

Le pouvoir syrien allié à Téhéran a dénoncé vendredi le raid américain qui a tué le général iranien Qassem Soleimani et un influent commandant irakien, y voyant une «grave escalade» pour le Moyen-Orient. L'opposition en exil a pour sa part salué la mort du général.

«Le martyr Soleimani»

Le président syrien Bachar el-Assad a assuré que le soutien du général Soleimani à l'armée syrienne «ne sera pas oublié». «Le peuple syrien n'oubliera pas sa présence aux côtés de l'armée arabe syrienne dans sa défense de la Syrie face au terrorisme et ses soutiens», a indiqué Bachar el-Assad dans une lettre adressée au guide suprême iranien Ali Khamenei, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle Sana.

Artisan de la stratégie militaire iranienne au Moyen-Orient, le général iranien Qassem Soleimani était à la tête de l'unité Qods, force spéciale des Gardiens de la Révolution iraniens, chargée des opérations extérieures. «La mémoire du martyr Soleimani restera immortelle dans la conscience du peuple syrien», a ajouté le président.

«L'acte criminel commis par l'administration américaine confirme une nouvelle fois son approche pour soutenir le terrorisme et répandre le chaos et l'instabilité», a fustigé le président Assad.

«Merci Trump»

Le général iranien s'était rendu à plusieurs reprises à Damas. Avec des combattants déployés en Syrie, son unité a joué un rôle incontournable pour soutenir et consolider le pouvoir de Bachar el-Assad, dans un pays déchiré depuis 2011 par une guerre civile. Fort de ce soutien iranien, et de l'appui de la Russie et du Hezbollah libanais, Damas a multiplié les victoires jusqu'à reconquérir plus des deux-tiers du pays.

La principale coalition de l'opposition syrienne en exil a salué la mort du général iranien, y voyant dans un communiqué «la fin d'un des criminels de guerre les plus importants» de Syrie et de la région.

Lors des manifestations hebdomadaires organisées contre le régime et ses alliés à Idleb, province dominée par les djihadistes et accueillant des rebelles dans le nord-ouest, certains participants ont salué le raid américain qui a tué le général iranien. «Nous bénissons la mort du terroriste Qassem Soleimani, merci Trump» pouvait-on lire sur une pancarte.

(ats)

Votre opinion

Trouvé des erreurs?Dites-nous où!