Macédoine du Nord: Le Premier ministre Zoran Zaev démissionne
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Macédoine du NordLe Premier ministre Zoran Zaev démissionne

Le Premier ministre social-démocrate de Macédoine du Nord a signé vendredi sa démission en prévision des législatives anticipées d'avril.

Le Premier ministre Zoran Zaev (3 décembre 2019).

Le Premier ministre Zoran Zaev (3 décembre 2019).

AFP

Le Premier ministre de Macédoine du Nord a démissionné vendredi en prévision de législatives anticipées. Celles-ci ont été convoquées après le refus de l'Union européenne d'ouvrir des négociations d'adhésion, un projet au coeur de sa politique.

La rebuffade infligée par l'UE en octobre à la Macédoine du Nord, mais aussi à l'Albanie, sous l'impulsion de la France avait provoqué une vague de déception dans les Balkans.

En Macédoine du Nord, où le Premier ministre Zoran Zaev avait mis tout son poids politique dans la balance pour faire avancer son pays dans la voie européenne, la déception avait été particulièrement rude.

Blocage européen

Dans la foulée du blocage européen, le Premier ministre social-démocrate avait annoncé la convocation de législatives anticipées le 12 avril afin de demander aux électeurs de valider sa stratégie politique.

Il a signé sa démission vendredi afin de céder la place, conformément à la loi, à un gouvernement chargé de mener les affaires courantes jusqu'au scrutin, a confirmé son cabinet à l'AFP.

Ce gouvernement technique, rassemblant coalition majoritaire et opposition, doit être dirigé par Oliver Spasovski, ministre de l'Intérieur dans le gouvernement de M. Zaev. Le Parlement devait approuver dans la journée la désignation de ce cabinet.

Processus politiquement risqué

Zoran Zaev avait chassé du pouvoir le parti de droite de Nikola Gruevski en 2017. Ce dernier avait dirigé le pays pendant une décennie avant de chuter, cerné par des affaires de corruption, d'abus de pouvoir et d'écoutes illégales, et de fuir à l'étranger.

Malgré la féroce opposition des nationalistes, Zoran Zaev s'était lancé dans un processus compliqué et politiquement risqué pour changer le nom de son pays - il s'appelait auparavant Macédoine - afin de mettre fin à un long différend avec la Grèce.

Bruxelles avait insisté sur ce changement, promettant que l'ex-République yougoslave en serait récompensée.

(ats)

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