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CrashLe premier ordre des pilotes a été de ne pas évacuer l'avion

La première consigne des pilotes du vol 214 d'Asiana Airlines juste après l'accident a été de ne pas immédiatement évacuer l'avion, ont révélé mercredi les autorités américaines.

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Les dirigeants d'Asiana Airlines lors de la conférence de presse dimanche à San Francisco.

Les dirigeants d'Asiana Airlines lors de la conférence de presse dimanche à San Francisco.

Keystone
Un Boeing 777 de la compagnie Asiana Airlines en provenance de Séoul a raté son atterrissage et pris feu à l'aéroport de San Francisco samedi.

Un Boeing 777 de la compagnie Asiana Airlines en provenance de Séoul a raté son atterrissage et pris feu à l'aéroport de San Francisco samedi.

Reuters
Le crash a fait au moins 2 morts et 82 blessés.

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Reuters

L'accident a coûté la vie à deux adolescentes chinoises.

L'agence américaine de sécurité des transports (NTSB), chargée de l'enquête sur le crash, a fini d'interroger les quatre pilotes du Boeing 777 et deux membres du personnel navigant, et a livré mercredi quelques détails sur l'évacuation de l'appareil.

Immédiatement après le crash, «les pilotes ont demandé au personnel navigant de ne pas procéder à l'évacuation. Ils étaient en contact avec la tour de contrôle», a déclaré Deborah Hersman, présidente de la NTSB, lors d'une conférence de presse.

Pas une preuve de négligence

«Le chef de cabine a alors fait une annonce au micro pour que les passagers restent assis», a-t-elle ajouté.

«Au même moment, le steward qui était assis à la sortie 2L (...) a vu des flammes à travers la fenêtre. Il a envoyé à l'avant de l'avion le steward qui était assis avec lui, pour qu'il avertisse (les pilotes) qu'il y avait un incendie et qu'il fallait évacuer. C'est alors que l'évacuation de l'appareil a commencé».

Deborah Hersman a décrit le fil des événements et la rapidité de l'évacuation.

«Une minute trente après l'immobilisation de l'appareil, la porte 2L s'est ouverte, immédiatement suivie par la 1L, et les toboggans se sont déployés», a-t-elle détaillé. Le premier camion de pompiers est arrivé «environ deux minutes après le crash», tandis que les premières procédures d'extinction ont commencé «trois minutes après le crash».

La présidente de la NTSB a assuré que l'ordre de ne pas évacuer n'était pas forcément une preuve de négligence: «Les pilotes sont à l'avant de l'appareil, ils n'ont pas une idée complètement exacte de ce qui se passe à l'arrière, l'information doit venir du personnel de cabine».

Vision différente

«Vu de l'extérieur, tout a toujours l'air plus simple, et on peut avoir une vision différente de celle des personnes directement impliquées. Nous devons comprendre ce que (les pilotes) ont pensé, les informations qu'ils avaient, quelles sont les procédures, s'ils ont respecté ces procédures et si l'évacuation a été réalisée de façon opportune», a-t-elle insisté.

(ats)

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