Mexique: Le président accusé de plagiat pour sa thèse
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MexiqueLe président accusé de plagiat pour sa thèse

Un média affirme avoir détecté le plagiat d'une dizaine d'auteurs dans la thèse universitaire d'Enrique Peña Nieto.

Le président mexicain Enrique Peña Nieto à Mexico City. (Lundi 22 août 2016)

Le président mexicain Enrique Peña Nieto à Mexico City. (Lundi 22 août 2016)

Keystone

La thèse du président mexicain Enrique Peña Nieto pour obtenir son diplôme d'avocat, il y a 25 ans, a déclenché une polémique au Mexique, après qu'un site d'informations a révélé y avoir détecté le plagiat d'une dizaine d'auteurs.

Le site d'investigation Aristegui Noticias, après avoir étudié la thèse et consulté des professeurs, est parvenu à la conclusion que «l'actuel président avait plagié au moins 197 paragraphes des 682 que comptent le texte» pour obtenir son diplôme.

La présidence mexicaine a répondu par le biais de son porte-parole, Eduardo Sanchez, qu'il s'agissait «d'erreurs de style telles que des citations sans guillemets ou un manque de référence des auteurs (cités) dans la bibliographie».

L'université étudie la question

Enrique Peña Nieto a étudié à l'Université Panamericana de Mexico, institution privée dépendant de l'Opus Dei, qui a publié lundi après-midi un communiqué dans lequel elle indique n'avoir pas été consultée par les journalistes et préciser qu'elle est «en charge d'étudier la question» d'un éventuel plagiat.

La polémique a surgi alors que la popularité de Peña Nieto, après quatre ans au pouvoir est au plus bas, avec seulement 23% d'opinions positives, selon une enquête récente publiée par le quotidien Reforma.

Le site internet à l'origine de cette enquête est dirigé par la célèbre journaliste mexicaine Carmen Aristegui qui en 2014 avait révélé le scandale dit de la «Maison Blanche», une maison luxueuse évaluée à 7 millions de dollars achetée par l'épouse d'Enrique Peña Nieto auprès d'une entreprise bénéficiaire de contrats publics.

L'achat avait finalement été annulé mais l'image du président en avait été sérieusement écornée, comme l'a reconnu lui-même le président en juillet, admettant son «erreur» et demandant «pardon» aux citoyens mexicains. Après ce scandale, Aristegui et son équipe d'investigation avaient été licenciés de la station de radio MVS qui les employait.

(AFP)

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