Football: Le président de GC: «Des joueurs ont dû retirer leur maillot»
Publié

FootballLe président de GC: «Des joueurs ont dû retirer leur maillot»

Au lendemain de l'envahissement de terrain à Lucerne, Stephan Rietiker s'est exprimé lundi devant la presse.

par
Sport-Center
Stephan Rietiker a parlé comme un président de Challenge League.

Stephan Rietiker a parlé comme un président de Challenge League.

Keystone

Septante ans après sa dernière relégation en deuxième division du championnat de Suisse, Grasshopper va culbuter en Challenge League. Même si l'officialisation de la rétrogradation doit encore être validée par la Swiss Football League après les tristes événements survenus dimanche (arrêt du match après l'envahissement du terrain de Lucerne par les fans de GC alors que les Sauterelles étaient menées 4-0), la chute ne fait plus aucun doute.

D'ailleurs, lundi matin, dans une conférence de presse retransmise par des médias alémaniques, Stephan Rietiker a parlé comme un président de Challenge League. «Finalement, cette relégation n'est peut-être pas si grave. Parce que nous devons fondamentalement changer quelque chose dans notre club.» Il a précisé: «Je vais tout remettre en question de manière critique avec l'aide de mes consultants externes. D'ailleurs n'y en a pas de meilleurs en Suisse que Heusler, Heitz et Jaus.»

Le patron de GC est longuement revenu sur le comportement d'une frange des supporters du club. «Je rejette complètement la violence dans le sport. Nous allons tout mettre en oeuvre pour dénoncer les personnes responsables de ce chaos. Dimanche, à Lucerne, j'étais invité. Quand cela a commencé à dégénérer, je me trouvais dans le salon des présidents. À un moment donné, le CEO est venu et a déclaré que les fans voulaient voir un responsable du club. Il était clair que c'était moi qui devais y aller.»

Une fois sur le terrain, le président a été confronté à la furie des supporters. Certains ont même exigé que les joueurs enlèvent leur maillot. «Ils criaient: 'donnez-le nous. Vous n'êtes plus dignes de le porter.'» Certains footballeurs ont obtempéré. «Il fallait faire en sorte que la violence retombe, s'est justifié Rietiker. A contre-cœur, je ne peux qu'adhérer à l'idée d'avoir donné le maillot. Dans ce contexte, c'était probablement la meilleure chose à faire, sinon nous aurions eu des hooligans dans le vestiaire.»

Votre opinion