Actualisé 23.09.2015 à 02:38

Burkina FasoLe président destitué «remis en selle mercredi»

Un accord en cinq points a été signé dans la nuit entre putschistes et loyalistes.

Le président Kafando a été libéré lundi par les putschistes.

Le président Kafando a été libéré lundi par les putschistes.

Keystone

L'armée du Burkina Faso et les putschistes ont signé mardi un accord en cinq points pour éviter un affrontement, a annoncé la CÉDÉAO. Le président Michel Kafando, destitué par un coup d'Etat de la garde présidentielle, devrait être rétabli dans ses fonctions mercredi.

Six chefs d'Etat (Sénégal, Togo, Bénin, Ghana, Niger et Nigeria) vont se rendre mercredi à Ouagadougou, la capitale du Burkina Faso, pour s'assurer du rétablissement du chef de l'Etat, a précisé la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CÉDÉAO) à l'issue d'une réunion d'urgence au Nigeria.

Chez l'ambassadeur de France à Ouagadougou

Après avoir été relâché par les putschistes, le président Michel Kafando a trouvé refuge lundi à la résidence de l'ambassadeur de France à Ouagadougou. Son premier ministre, Yacouba Isaac Zida, a pour sa part regagné sa résidence officielle dans la capitale mardi matin, a dit son aide de camp.

La CÉDÉAO demande aussi au régiment de sécurité présidentielle (RSP), l'unité d'élite qui constitue la garde présidentielle, de déposer les armes et aux autres militaires de s'abstenir d'utiliser la force.

Processus de transition

Le RSP était un des piliers du régime du président Blaise Compaoré, chassé du pouvoir par la pression de la rue en octobre 2014 pour avoir voulu changer la constitution et prolonger ainsi ses 27 années à la tête du pays.

Les médiateurs tentent de remettre sur les rails le délicat processus de transition, mis en place après la chute de Blaise Compaoré. Celui-ci prévoit la tenue d'élections présidentielle et législatives le 11 octobre prochain.

Le chef des putschistes et ancien bras droit de Blaise Compaoré, le général Gilbert Diendéré a dit avoir agi pour empêcher la dissolution du RSP, qui a pu être accusé d'être une «armée au sein de l'armée». Il a indiqué aussi avoir agi contre une décision d'empêcher les alliés de Blaise Compaoré de se présenter aux prochaines élections.

(ats)

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