Interview: Le président du PBD reproche au PLR «un flop» pour le franc fort

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InterviewLe président du PBD reproche au PLR «un flop» pour le franc fort

Le président du PBD Martin Landolt s'exprime ce jour dans la NZZ sur la composition du futur Conseil fédéral et l'effritement de l'alliance de son parti avec le PLR.

Martin Landolt, président du parti bourgeois-démocratique (PBD).

Martin Landolt, président du parti bourgeois-démocratique (PBD).

Keystone

Le président du PBD tient à démarquer son parti des libéraux-radicaux, assurant qu'il ne soutient pas le scénario d'un 2e fauteuil UDC.

Lors des fédérales à l'automne, «les électorats ne vont pas changer à un point tel qu'ils légitimeraient une majorité PLR-UDC au Conseil fédéral», affirme M. Landolt dans une interview parue jeudi dans les colonnes du quotidien zurichois.

La concordance n'est pas seulement affaire d'arithmétique, explique-t-il. Il en va aussi «de thèmes stratégiques importants, comme les bilatérales ou le tournant énergétique». Ce dernier combat se retrouvait particulièrement menacé avec quatre conseillers fédéraux PLR et UDC au gouvernement.

Le PBD pourrait bien aussi perdre son siège dans la bataille électorale. Martin Landolt se montre confiant, même en cas de départ de la ministre Eveline Widmer-Schlumpf: «nous nous préparons à ce que son temps soit un jour révolu, notre émancipation est en bonne voie», assure le conseiller national glaronais. «Mme Widmer Schlumpf est très importante pour le parti, mais elle n'est pas la seule.»

Un «vrai flop»

Martin Landolt reproche par ailleurs au PLR de s'être contenté dans le dossier du franc fort de «rejoindre une alliance bourgeoise qui n'a rien apporté de concret» et a été «un vrai flop». Le fait que «de grands partis bourgeois se limitent à de tels actes de profilage est cynique», regrette le président du PBD.

A la fin mars, les présidents du PLR, de l'UDC et du PDC s'étaient entendus sur treize mesures, dont le gel de nouveaux impôts et de créations de postes à la Confédération, pour renforcer la place économique suisse face au franc fort. Mais cette alliance s'est petit à petit effritée.

(ats)

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