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DépartLe président tchèque Vaclav Klaus quitte ses fonctions

Le très eurosceptique président tchèque Vaclav Klaus, 71 ans, quitte jeudi ses fonctions au terme de son second mandat quinquennal.

Vaclav Klaus

Vaclav Klaus

AFP

Après une allocution télévisée d'adieux dans la soirée, le drapeau présidentiel qui flotte sur le Château de Prague, siège officiel de la présidence, sera retiré du mât à minuit, jusqu'au serment de Milos Zeman.

Fondateur du parti de droite ODS de l'actuel Premier ministre Petr Necas, Vaclav Klaus quitte la présidence plus de 23 ans après avoir été nommé en décembre 1989 ministre des Finances au sein du premier gouvernement non-communiste mis en place au terme de la "Révolution de velours".

Il a également occupé les postes de Premier ministre et de chef de la Chambre basse du Parlement, avant d'être élu à la magistrature suprême en 2003, pour succéder à son rival politique Vaclav Havel, artisan de la chute du communisme dans son pays.

Eurosceptique notoire, l'ancien économiste libéral Vaclav Klaus ne cache pas non plus son scepticisme face au phénomène du réchauffement climatique et accuse les défenseurs de l'environnement de porter une "grave atteinte à la liberté", comme autrefois les communistes.

Le Sénat tchèque a décidé lundi de poursuivre Vaclav Klaus devant la Cour constitutionnelle pour "haute trahison", en raison d'une amnistie controversée qu'il avait décrétée début janvier.

Vague de mécontentement

Jugée trop clémente par ses détracteurs, notamment à l'égard de personnes poursuivies pour corruption, cette amnistie a provoqué une vague de mécontentement à travers le pays. La Cour constitutionnelle rendra son verdict fin mars au plus tôt, un verdict cependant symbolique, le chef de l'Etat ne pouvant être châtié que par la perte de son poste.

Plusieurs concerts et happenings organisés par les contestataires de Vaclav Klaus étaient prévus jeudi dans la soirée, dans la capitale tchèque.

Le président sortant n'a pas confirmé les spéculations de la presse lui prêtant l'intention de fonder un nouveau parti de droite ou de se faire élire en 2014 au Parlement européen.

Vétéran de la gauche tchèque et Premier ministre en 1998-2002 Milos Zeman, 68 ans, a été élu président au suffrage universel, le 26 janvier dernier.

jma/ea/gir

(AFP)

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