Football: Le Prince Ali veut transformer une FIFA «orwellienne»

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FootballLe Prince Ali veut transformer une FIFA «orwellienne»

Le candidat à la succession de Sepp Blatter souhaite «faire entrer dans le XXIe siècle» la fédération.

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Le Prince Ali a tenu une conférence de presse devant le Club de la presse à Genève. Il est l'un des 5 candidats à la présidence de la plus haute instance du football.L'élection aura lieu le  26 février. (Jeudi 11 février 2016)

Le Prince Ali a tenu une conférence de presse devant le Club de la presse à Genève. Il est l'un des 5 candidats à la présidence de la plus haute instance du football.L'élection aura lieu le 26 février. (Jeudi 11 février 2016)

Keystone
Le prince jordanien Ali, demi-frère du roi Abdallah et seul adversaire de Blatter le 29 mai 2015, peut se vanter d'avoir mis le Suisse en ballottage au 1er tour avant de se retirer.

Le prince jordanien Ali, demi-frère du roi Abdallah et seul adversaire de Blatter le 29 mai 2015, peut se vanter d'avoir mis le Suisse en ballottage au 1er tour avant de se retirer.

Keystone
Le président de la Fédération libérienne de football Musa Bility  a déclaré avoir déposé sa candidature à la tête de la FIFA,   lundi 26 octobre 2015. (lundi 26 octobre 2015)

Le président de la Fédération libérienne de football Musa Bility a déclaré avoir déposé sa candidature à la tête de la FIFA, lundi 26 octobre 2015. (lundi 26 octobre 2015)

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Le prince Ali de Jordanie veut transformer la FIFA, qu'il juge orwellienne, et la «faire entrer dans le XXIe siècle», a-t-il confié samedi. Il est persuadé qu'il sera élu président de l'instance mondiale du football en février.

Il y a actuellement au sein de la FIFA «une culture où les gens ont peur de parler ou d'exprimer leur opinion. Si vous faites preuve d'initiative, vous représentez une menace. C'est mon expérience personnelle au sein du comité exécutif: juste tais-toi, ne dis rien, et tout ira bien . C'est cette culture que je veux changer», a affirmé le prince Ali, en visite à Tokyo dans le cadre de sa campagne.

«Les gens sont même gênés de porter le badge de la FIFA, ce qui est symbolique des problèmes (...) Au-delà des seules histoires de corruption, ce qui pouvait sembler un mode de fonctionnement normal il y a 20 ou 30 ans n'est plus acceptable aujourd'hui», selon le prince Ali.

Limiter le nombre de mandats

Celui qui promet de limiter à deux le nombre de mandats présidentiels dénonce notamment l'atmosphère pesante et confinée régnant au siège de la FIFA à Zurich. «Ma première impression en entrant dans ce bâtiment et en descendant au 3e sous-sol pour pénétrer dans une salle sombre, grise, était dingue. C'est même malsain! On pourrait être en haut à l'extérieur à la lumière du jour. C'est une atmosphère très étrange», a-t-il raconté.

La Fédération internationale est frappée par un scandale de corruption qui ébranle jusqu'à son président aujourd'hui démissionnaire Joseph Blatter, ainsi que le favori à sa succession Michel Platini. Tous deux risquent une radiation à vie par la justice interne de la FIFA, qui rendra son verdict lundi.

(si)

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