Publié

DrameLe principal suspect continue de nier avoir tué Semhar

Ce chauffeur de taxi est prévenu du meurtre et du viol de la petite Semhar, 12 ans, retrouvée morte dans son appartement le vendredi 24 août dernier.

par
Valérie Duby
Lionel Flusin

Il y a près de trois mois, la petite Semhar, 12 ans, était retrouvée morte sous un lit dans l'appartement où elle vivait, à Carouge. «A la douleur s'ajoutent la révolte et les questions», disait le pasteur lors de la cérémonie funèbre le 27 septembre dernier. Beaucoup de questions. Mais peu de réponses. Officiellement en tout cas. Au cours de ces dernières semaines, plusieurs audiences ont eu lieu au Ministère public dont une, hier. Rien ne filtre. Le Ministère public promet depuis plusieurs semaines un communiqué de presse. Les avocats de la famille de la petite victime, de même que celui du principal suspect ne veulent pas s'exprimer sur cette triste affaire. De toute manière, ils n'ont pas encore eu accès au dossier qui, fait exceptionnel, est actuellement traité par deux procureurs.

On en sait toutefois un peu plus sur l'individu qui a été arrêté et sur les heures qui ont précédé le crime. Le principal suspect est chauffeur de taxi. Arrêté au lendemain du drame, il est toujours détenu à la prison de Champ-Dollon. Cet homme d'origine éthiopienne était un ami de la famille et un intime de la maman de la victime. Selon nos informations, il continue à nier les faits. Il reste prévenu de viol et de meurtre.

Selon le communiqué de la police diffusé au lendemain de la disparition de Semhar, la jeune fille a quitté ses amies du cycle de Drize vers 19h. A ce moment-là, sa maman, sa sœur et son petit frère se trouvent aux Urgences de l'hôpital cantonal car le petit dernier a le bras cassé. La maman a tenté de joindre Semhar. En vain. Le téléphone portable qu'elle utilisait parfois est resté en charge dans l'appartement du chemin de la Tambourine. A la sortie des urgences, la maman et ses deux enfants se retrouvent dans un restaurant éthiopien de la rive droite. L'ami les rejoint. A cette heure-là, Semhar est déjà morte. C'est en rentrant à la maison que la maman alerte la police. Comme elle ne parle pas très bien le français, elle fait appel à son mari d'avec qui elle séparée depuis quelques mois. L'homme se rend à son ancien domicile et s'entretient avec les policiers. L'inquiétude grandit.

La disparition de Semhar est signalée le vendredi 24 août à 18h via un communiqué de la police genevoise. Elle sera révoquée une heure plus tard, le corps de la petite victime ayant été retrouvé sous le lit dans la chambre de la maman.

Ton opinion