Face à la pénurie: Le prix de l’eau pourrait augmenter en été

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Face à la pénurieLe prix de l’eau pourrait augmenter en été

L’eau devient un bien précieux et des réflexions sont en cours pour augmenter son prix de manière saisonnière. Monsieur Prix pose toutefois ses conditions.


En Suisse, l’eau potable est généralement de bonne qualité. Mais son prix pourrait augmenter quand il y a pénurie en été.


En Suisse, l’eau potable est généralement de bonne qualité. Mais son prix pourrait augmenter quand il y a pénurie en été.

20min/Michael Scherrer

La sécheresse et le manque d’eau préoccupent de nombreuses communes suisses qui encouragent les citoyens aux économies. Du coup, les discussions sur le prix de l’eau, lorsque ses quantités sont limitées en été, sont en cours. D’ailleurs le président de l’Association des Communes Suisses, Christoph Niederberger, part du principe que la pénurie entraînera une hausse des coûts à l’avenir. «Si l’eau devait se raréfier de manière générale, les prix augmenteraient également. Et ce, parce que la majeure partie des coûts d’infrastructure et d’exploitation sont liés à l’approvisionnement», explique-t-il à la radio-TV alémanique SRF.

Christoph Hugi en est convaincu lui aussi. Du coup, ce spécialiste de la gestion durable des ressources et enseignant à la Haute école spécialisée du Nord-Ouest de la Suisse vient de proposer un nouveau calcul. «On pourrait imaginer qu’en été, lorsqu’il y a pénurie, le prix de l’eau augmente, mais de manière échelonnée, en fonction de son utilisation». Ainsi un propriétaire de piscine qui veut remplir son bassin paierait plus cher qu’un agriculteur qui doit arroser ses champs.

L’avis de Monsieur Prix

Une idée que ne rejette pas le Surveillant des prix Stefan Meierhans. Il préfère toutefois miser sur des interdictions, comme celle de remplir sa piscine ou de laver sa voiture. «S’il s’avère quand même nécessaire de passer à un système de tarifs différenciés, il faut impérativement définir ce qu’il advient de l’argent supplémentaire encaissé», précise-t-il. Il ne faudrait pas que quelqu’un puisse devenir un «baron de l’eau» et fasse de gros bénéfices sur un bien essentiel, explique-t-il. «Raison pour laquelle je surveille les choses de près».

(cht)

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