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SantéLe prix des médicaments reste jusqu'à 6% plus cher en Suisse

Par rapport à des pays européens comparables, tant pour les médicaments soumis à brevet que pour ceux dont le brevet est échu, les prix restent jusqu'à 6% plus chers en Suisse.

Les médicaments restent plus chers en Suisse que dans des pays européens comparables.

Les médicaments restent plus chers en Suisse que dans des pays européens comparables.

Les médicaments restent nettement plus chers en Suisse que la moyenne des prix dans les pays européens comparables. Les génériques, en particulier, sont restés presque à moitié plus onéreux qu'à l'étranger en 2011.

Les pays considérés sont l'Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne, la France et l'Autriche. La troisième étude du genre a été présentée à la presse par les assureurs (santésuisse) et l'industrie pharmaceutique (Interpharma, vips) vendredi à Berne.

Pour les 250 principes actifs générant les plus fortes ventes, les prix d'usine des génériques en Suisse sont 45% plus hauts. Ce calcul tient compte du taux de change moyen de 1,26 franc pour un euro enregistré sur les douze mois en question. En appliquant un taux fictif de 1,40 franc, l'écart serait de 39%.

Impact monétaire

Du côté des 200 médicaments soumis à brevet qui génèrent les ventes les plus élevées, les prix suisses sont supérieurs de 19%.

Les acteurs de la branche affirment que la différence avec l'étranger s'est atténuée au fil des ans et qu'elle s'explique désormais surtout par les changes.

Reste que même en calculant avec un taux de 1,40 franc pour un euro, les produits soumis à brevet seraient restés 10% plus chers en Suisse par rapport au panier moyen de comparaison.

Quant aux médicaments dont le brevet est échu, les prix suisses de 2011 sont supérieurs de 6% à ceux du panier de référence européen. Mais ils seraient inférieurs de 3% à la moyenne de ces six pays si le taux de change s'était monté à 1,40 franc pour un euro.

Efforts à poursuivre

Au final, les assureurs estiment que les prix des médicaments protégés par un brevet évoluent dans le bon sens depuis quelques années en se rapprochant de ceux des pays de comparaison. Mais ils ajoutent qu'il faut poursuivre les mesures de contrôle des prix car il existe encore un potentiel d'économies.

En revanche, ils ne sont pas satisfaits de l'évolution des prix des génériques. Certes, la différence avec l'étranger s'est réduite d'un quart depuis 2009, comme l'a souligné Peter Huber, directeur d'Intergenerika. Mais sur plusieurs années, les prix n'évoluent pas comme souhaité, déplore santésuisse: la différence s'est stabilisée autour de 50%, soit le même ordre de grandeur qu'en 2007 et 2008.

Intergenerika répond que les nouvelles mesures de régulation prévues jusqu'en 2015 feront diminuer pratiquement de moitié l'écart avec les prix des pays de comparaison.

Si la différence n'est pas réduite en 2012, il faut envisager une régulation prévoyant que le remboursement soit limité à un montant fixe pour le principe actif, juge santésuisse. De quoi influencer les prix à la baisse, selon l'organisation.

(ats)

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