19.02.2016 à 14:09

MarchésLe prix du pétrole faiblit

Les prix du pétrole s'affichaient en petite baisse vendredi en cours d'échanges européens, souffrant d'une nouvelle consolidation des stocks américains de brut.

Prix du pétrole en baisse ce vendredi 19 février.

Prix du pétrole en baisse ce vendredi 19 février.

Archives/photo d'illustration, Keystone

Les incertitudes grandissantes quant à l'efficacité de l'accord de gel de la production annoncé mardi par l'Arabie saoudite et la Russie déstabilisaient le cours de l'or noir ce vendredi.

Vers 12h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril valait 33,67 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 61 cents par rapport à la clôture de jeudi.

Dans les échanges électroniques sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de «light sweet crude» (WTI) pour livraison en mars se repliait de 62 cents à 30,15 dollars.

«Une nouvelle hausse des stocks américains hebdomadaires (de brut) a ravivé les craintes d'une offre surabondante alors que le cours du Brent approchait de ses plus hauts en un mois», notait Jasper Lawler, analyste chez CMC Markets.

Elan stoppé

Le prix du Brent a atteint jeudi vers 15h 35,73 dollars, un plus haut en deux semaines, tandis que le WTI est monté au même moment jusqu'à 31,98 dollars, un maximum depuis le 5 février.

Mais l'élan du pétrole, qui avait fini en nette hausse mercredi après que l'Iran a apporté son soutien à l'accord de gel de production annoncé mardi à Doha par la Russie et l'Arabie saoudite, a été brusquement stoppé par les derniers chiffres sur l'état des réserves américaines de brut.

Si les stocks de pétrole brut ont moins augmenté que prévu la semaine dernière aux États-Unis, ils ont toutefois atteint leur plus haut niveau depuis plus de 85 ans, selon les chiffres du Département américain de l'énergie (DoE) publiés jeudi.

Effet OPEP

Le déclin de l'or noir était néanmoins limité par les effets positifs des réunions des deux derniers jours au sein de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), dont les cours continuaient à bénéficier.

«Le pétrole semble bien parti pour finir la semaine sur une note positive après que la Russie et l'Arabie saoudite, chef de file de l'OPEP, sont convenues d'un gel de la production et que l'Iran a soutenu cette décision», relevait M. Lawler.

La semaine a en effet d'abord été marquée par un accord de gel de la production à ses niveaux de janvier mardi entre l'Arabie saoudite, membre dominant du cartel, et la Russie, qui n'en fait pas partie, avant que l'Iran tienne des propos relativement conciliants sur le sujet le lendemain à l'occasion d'une réunion avec d'autres producteurs du cartel.

Pour la plupart des analystes cependant, le gel de la production sur lequel se sont non seulement accordés la Russie, l'Arabie saoudite, mais aussi le Qatar et le Venezuela, n'est pas suffisant pour relancer un marché qui a surtout besoin d'une baisse de l'offre.

Et ce d'autant que la position de l'Iran, qui ne semble pas disposé à renoncer à reconquérir les parts de marché perdues depuis 2012 lors de la mise en place de sanctions occidentales, reste floue.

(ats)

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