Actualisé 23.06.2014 à 17:29

Le prix Wish de l'EPFL remis à Esther Duflo

distinction

L'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne a remis aujourd'hui le prix de la Fondation «Women in Science and Humanities» à l'économiste française Esther Duflo.

Professeure d'économie au MIT, la Française Esther Duflo, 41 ans, reçoit la distinction de la Fondation «Women in Science and Humanities» (Wish) de l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL). Une récompense qui salue des femmes d'exception.

Depuis son lancement en 2006, la Fondation a soutenu et encouragé les jeunes chercheuses à poursuivre leur carrière scientifique, a indiqué lundi l'EPFL dans un communiqué. La chercheuse a été la plus jeune scientifique nommée professeur au MIT, l'Institut de technologie du Massachusetts - à 29 ans. Elle est notamment la co-fondatrice et directrice de l'«Abdul Latif Jameel Poverty Action Lab», un laboratoire d'action contre la pauvreté.

Choisie par Barack Obama

Ce laboratoire, lancé en 2003, est devenu un réseau mondial de chercheurs qui s'intéressent aux questions microéconomiques dans les pays en développement. Il œuvre dans des domaines aussi différents que l'éducation, l'agriculture, l'énergie, l'environnement, la santé et les finances.

Cette jeune chercheuse a été considérée en 2011 par «Time Magazine» comme l'une des cent personnes les plus influentes au monde et figure au palmarès 2012 du magazine «Foreign Policy», regroupant les cent intellectuels les plus influents du globe. En 2013, elle est choisie par le Président américain Barack Obama pour contribuer à façonner la politique de développement mondial des ÉtatsUnis.

Les meilleures universités du monde

Depuis huit ans, Wish soutient les projets de recherche des femmes scientifiques afin qu'elles puissent obtenir leur maîtrise dans les meilleures universités du monde. Karen Scrivener, professeure à l'EPFL et cofondatrice de Wish, évoque des moments-clés dans la carrière des femmes, un cap délicat à traverser aux alentours de 25 ans.

«Ce que je veux, c«est qu'arrivées à 50 ou 60 ans, elles n'«aient aucun regret», ajoute Karen Scrivener.

(ats)

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